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Seville

Octobre 2017

5 jours

Jour 1

Nous sommes un peu stressés en ce départ vers Séville car aujourd'hui, c'est grève générale, et même si l'on soutient ce mouvement contre la loi travail, on espère très égoistement que notre vol ne subira pas d'annulation. Finalement, on sera tranquille de ce côté là, mais on subira un petit accrochage en voiture en partant de chez nous. Rien de grave, juste un peu de tolle froissée et nous sommes quand même largement dans les temps pour avoir notre avion.

Le hall MP2 de l'aéroport de Marseille est toujours aussi austère. On est parqué dans une salle étroite en attendant de pouvoir embarquer. Il parait qu'on ne peut pas demander plus pour un vol lowcost, pourtant on s'était habitué à bien mieux au départ d'Orly. La bonne nouvelle c'est que malgré ces contre temps et cette attente désagréable, nous sommes enfin en route pour Séville !

Durant le vol c'est assez rigolo de voir tous ces couples séparés qui se font signe de la main à travers l'avion. Et oui, chez Ryanair il ne faut pas espérer être assis côte à côte juste parce que vous avez acheté deux billets ensemble. Les joies de l'aléatoire sépare les couples et les groupes, on s'est résolu à payer un supplément pour voyager ensemble. On est pas loin du racket organisé mais on respire un bon coup et on laisse passer, on ne va pas se gacher les vacances pour si peu.

2h10 plus tard, nous voici à Séville. Il est encore tôt dans la journée mais nous sommes déjà épuisés. On prend le bus pour rejoindre le centre ville, et à peine arrivé à l'hotel on se glisse au lit pour une petite sieste !

Un peu plus tard, on sort se balader. Nous voulions au départ visiter la Cathédrale de Séville, mais le batiment ferme à 17h, ce sera donc pour plus tard. On se contente d'arpenter les petites ruelles piétonnes au hazard des croisements. Les rues sont étroites et pavées, les batiments sont pour la majeure partie peints en rouge, jaune et blanc, et malgré les grandes enseignent qui bordent le quartier commercial où nous sommes, l'atmosphère est bourrée de charme. On a déjà hate d'en voir plus.

Rapidement la faim se fait sentir. Il faut dire qu'on a rien mangé d'autre qu'un petit sandwich vers 11h30. On a pas envie de se prendre la tête ce soir, et on fini dans le premier fast food que l'on croise. Après une rapide marche digestive, on est au lit de bonne heure afin de reprendre des forces pour le reste du week-end !

Jour 2

Après avoir pris le petit déjeuner à l'hotel, on rejoint à pied la "zone monumentale". Si l'automne est déjà arrivé à Montpellier, ici c'est encore l'été, et c'est donc un plaisir que d'abandonner le pantalon pour un bermuda ! On fait un petit détour pour voir deux batiments recommandés sur notre guide, et puis on file faire la queue pour l'Alcazar ! Il ne s'agit ni plus ni moins que d'un palais royal, le plus ancien encore en usage en Europe, même si c'est la première fois que nous sommes ici il nous est déjà familier puisqu'il sert de demeure à la famille Martell dans la série Game of Thrones. Il y a déjà du monde qui attend, mais la file avant régulièrement. Heureusement que nous sommes fin octobre, au printemps et pire en été, l'accès à ce site doit être sacrément compliqué !

L'Alcazar est vraiment un lieu magnifique et un arrêt à ne pas rater si l'on passe dans le coin. Ici, on est loin de l'ambiance de Versailles ou des Tuilleries. Toutes les facades sont travaillées à l'extrème, mais pas d'or ou autre signe de richesse, juste du détails et de la couleur. On passe au travers de plusieurs patios, puis on se balade dans les jardins. Ils sont immenses et très variés. On y croise des paons, des canards et pleiiin d'orangers ! On s'installe à la petite cafétéria avec deux capuccinos pour profiter de l'endroit un peu plus longtemps.

En sortant, on se perd dans un dédale de ruelles, jusqu'à l'Église Santa Cruz. Le coin est clairement touristiques, il n'y a que des petites boutiques de souvenir, mais toutes les devantures sont faites avec gout et dans le souci de se fondre dans le décor.

Un peu plus tard, on revient au niveau de l'Alcazar, afin de visiter sa voisine : la Cathédrale de Séville ! Il s'agit de la plus grande cathédrale gothique d'Europe. 23000m2 au total, rien que ca ! La nef est impressionnante à tout point de vue, on s'en demanderait presque si Notre-Dame-de-Paris ne pourrait pas y tenir en entier. On grimpe à la tour Giralda attenante. Il y a 35 rampes et 17 marches pour atteindre le sommet qui offre une jolie vue sur la ville. Malheureusement le dernier étage est très encombré on n'y fait pas long feu !

En sortant, on commence à avoir un petit creux. Justement, pile en face se trouve une pizzeria. Deux parts de pizza et deux jus d'orange frais, et on se remet en marche ! Le reste de la balade est un peu moins sympa car nous sommes au milieu des voitures. Les trottoirs sont vraiment étroits par moment. On va donc se réfugier dans le calme du musée des beaux arts. Sur notre route, on passe devant le Metropol Parasol. Il s'agit d'une immense structure en bois dont la forme fait penser à des champignons. Il parait que c'est un sujet polémique ici, en tout cas d'un point de vue purement design, on est pas vraiment emballé...

Le musée des beaux-arts nous laisse tout aussi pantois. Les oeuvres sont très anciennes et très religieuse, pas vraiment notre tasse de thé. On passera plus de temps dans le calme des patios que dans les salles à admirer les peintures.

Après un petit passage par l'hotel pour se reposer, on part en direction de Triana. Cette portion de la ville est séparée du reste de Séville par le fleuve Guadalquivir. Sur notre balade, on passe devant des stands installés pour l'Oktoberfest (festival de bière à Munich), il y a de nombreuses tables et de la musique. C'est l'heure du gouter mais certains en sont déjà à l'apero :p Puis, nous franchissons le pont Isabell II. Il parait que la première version était en bois et reposait uniquement sur des barques. On est pas mécontent qu'il ait été remplacé par quelque chose de plus stable et solide. On prend une glace, puis on se balade à nouveau dans les petites ruelles. Le Castillo de San Jorge, ancienne prison de l'inquisition, a été en parti reconverti en marché, mais il est trop tard, il est déjà fermé. On passe devant l'église Santa Ana, plus ancienne construction chrétienne à Séville (les autres églises et cathédrales plus vieilles sont en fait des mosquées reconverties), puis on s'installe tranquillement en terasse au bord du Guadalquivir. Deux bières, et il ne reste qu'à profiter de la vue sur l'autre rive. Un guitariste s'installe dans le bar où nous sommes, on craint un enième numéro de flamenco mais finalement sa musique est très agréable. Le musicien sympathise même avec la table d'à côté qui l'invite à boire une bière.

Après, on revient sur nos pas. De l'autre côté du pont Isabell II, au mercado del Barranco, il n'y a que des stands de restaurants, ce sera parfait pour ce soir. Emilie prend une assiette avec oeufs, poivrons et frites, pour moi ce sera carme con tomato, puis on se pose dans l'herbe au bord de l'eau pour manger. Le coin est vraiment sympa, très vert, avec des petits chemins pour se balader coupé des voitures, et même une large piste cyclable. On continue de s'y balader en remontant le Guadalquivir vers notre hotel. De nombreux groupes de jeunes gens sont installés sur le sol avec de grosses quantité d'alcool. La soirée promet d'être longue pour certains, mais pour nous, il est l'heure de rentrer se reposer !

Jour 3

Une fois le ventre plein, on retourne sur les rives du Guadalquivir, mais cette fois ci en direction du nord. Autour de nous, un grand nombre de coureurs, cyclistes ou avironistes profitent de ce samedi matin. Il faut dire que c'est le moment idéal. Le ciel est parfaitement bleu, il fait déjà bon sans non plus faire trop chaud. On traverse au niveau de la passerela de la Cartuja qui offre une jolie vue sur le puente de la Barqueta et sa voile.

De l'autre côté, on tente de rejoindre le musée d'art moderne qui a investi l'ancien monastère de la Cartuja mais l'edifice n'ouvre qu'à 11h... On est pas vraiment en phase avec les horaires des sévillanais ! Pour patienter, on décide de rejoindre le jardin americano que l'on prévoyer de visiter après le musée, mais en contournant le monastère de la Cartuja (chemin le plus court), on se retrouve à pénétrer dans une zone industrielle dont l'accès sur par lequel on arrive est ouvert, alors que tous les autres sont fermés. La zone est encerclée par des poteaux blancs d'environ 2m de haut et rapprochés de quelques centimètres, impossible de passer ! C'est assez dingue de se retrouver coincés en tant que piétons ! Sachant qu'on a déjà marché 2km et qu'un demi-tour complet impliquerait 3km de plus pour rejoindre les jardins (pourtant à moins de 300m de nous), on décide de sagement s'assoir devant le musée en attendant son ouverture qui ne devrait maintenant plus tarder.

Le centre andalou d'art contemporain est dans l'ensemble relativement décevant. Les premières salles se contente d'exposer des photos d'objets au lieu d'exposer les objets en eux même. Le tout sans aucune explication. On s'y balade donc, plus attentif à l'architecture du monastère qu'aux oeuvres qu'il contient. Plus loin, les expositions temporaires sont un peu plus interessantes, mais pas non plus époustouflantes. Dans l'ensemble, les salles sont immenses mais peu fournies ce qui accentue sans doute cette impression de pauvreté.

On a pas vu grand chose ce matin, mais on a déjà bien marché et on est donc déjà un peu fatigué. On s'installe donc dans la petite cafétéria du monastère avec deux cappuccinos. On avait pas prévu de manger là, mais la carte simple mettant en avant des produits frais et des plats faits sur place nous donne envie, on enchaine donc avec le repas de midi. Les jardins du monastère sont relativement vastes et parsemés d'orangers, on s'y balade un peu avant de revenir vers le centre ville. En redescendant les rives du Guadalquivir, on est accompagné par la douce musique du pabellon de la Navegacion voisin. En ce début d'après-midi de fin octobre, le soleil cogne fort, il est définitivement l'heure de la sieste !

Deux heures plus tard, nous sommes revigorés et on rejoint l'Alameda de Hércules. Il s'agit d'un ancien marécage qui a été transformé en une grande promenade. Il est bordé par de très nombreux bars et restaurants, tandis qu'au centre des enfants jouent à se faire asperger par des jets d'eaux. On se pose en terasse et on commande deux mojitos. On aurait du en rester à la bière. Nos deux verres ne sont vraiment pas bon. Un rhum ambré noyé de glacons, beaucoup trop sucré et pas une goute de citron. Après quoi, on retourne se balader. On avait prévu de monter sur le Metropol Parasol une fois le soleil couché pour voir les lumières de la ville, mais on est en avance sur notre "planning" ce qui finalement tombe très bien puisqu'on arrive juste avant le coucher de soleil. Si le look du Metropol Parasol ne nous avait pas du tout conquis, au sommet se trouve un petit chemin qui se tortille en offrant une belle vue sur les toits de Séville. Contrairement à la Giralda, il y a ici largement assez de place pour tout le monde, on peut donc tranquillement se délecter des changements de luminosité sur les batiments et des 1000 couleurs que prend le ciel tandis que le soleil se rapproche de l'horizon.

Une fois redescendu sur la terre ferme, on part à la recherche d'un repas afin de faire passer le gout du mojito qui nous reste en bouche. En ce samedi soir, les ruelles commercantes sont encombrées, on s'éloigne donc un peu de toute cette agitation et on opte pour une paella de la mer. Le serveur tente de nous forcer à prendre une entrée en plus. Puis nous apporte sur la table des petits gateaux dont il viendra bien vérifier l'état avant de nous apporter l'addition. On est pas très convivial comme pratique... Les paellas quand à elles sont plutot bonnes mais quelques fruits de mer supplémentaires n'auraient pas fait de mal.

On est tous les deux bien fatigués, on ne fera pas long feu ce soir, on repart directement vers l'hotel.

Jour 4

Pour ce dernier vrai jour à Séville, on rejoint la zone monumentale. Vendredi, nous l'avions contourner pour découvrir les batiments les uns après les autres, mais aujourd'hui on la traverse complètement en descendant l'avenue de la constitution. De l'hotel de ville jusqu'à palacio de San Telmo, en passant par la cathédrale de Séville défilent les belles demeurent. La vue d'ensemble est vraiment impressionnante, et les vastes avenues quasi désertes en ce dimanche matin accentuent le privilège d'être là.

Un peu plus bas, on croise de le trajet d'une course à pieds. En tête, des handicapés en fautueils, suivis par quelques coureurs isolés (la voiture qui les suit nous indique qu'ils viennent de franchir les 5km en moins de 15 minutes) suivi de loin par toute une foule qui tente tant bien que mal de ne pas trop se faire dispenser.

Aujourd'hui, nous visitons le parc Maria Luisa. Emilie s'attend simplement à une petite balade au milieu de la verdure quand elle découvre avec stupeur la plaza de Espana. Cette immense place, est bordée par une grande batisse, devant laquelle s'écoule un petit canal, traversés par des ponts aux allures romantiques. Au centre une grande fontaine et ses jets d'eaux, et dans le coin, une statue de l'architecte qui a concu ce fou projet. On prend le temps de visiter chaque recoin, puis on continue vers le reste du parc.

Il y a une grande variété d'arbres, fontaines, tunnels végétariens, bosquets de rose. Dire que le Lonely Planet ne classe pas ce lieu parmis les indispensables de Séville nous semble un vrai blasphème. Tout au sud, on profite du musée des arts popilaires pour une pause pipi (quitte à y être, on fait un tour des expositions quand même), puis on débouche sur la plaza de america très jolie mais pour qui il est impossible de tenir le duel contre sa rivale espagnole. Ici, le pigeaon est roi. De petits stands vendent des graines, et petits et grands appatent les oiseaux en espérant qu'ils leur grimpent dans la main. On s'installe dans un petit kiosque pour notre traditionnel cappuccino du matin, et on se verrait bien passer la journée sur cette terasse ensoleillée. Fjnalement, l'appel de la plaza de Espana est le plus fort, et on rebrousse chemin à travers le parc Maria Luisa pour une nouvelle visite approfondie de cette somptueuse place.

Midi est passé, on achète deux sandwichs à emporter, et on rejoint une nouvelle fois les rives du Guadalquivir pour s'installer non loin de la torre Del Oro pour les déguster. Après quoi, on remonte tranquillement le long du fleuve. Il faut savoir que cela n'a rien à voir avec nos quais de Seine. Sur plus de 4,5km, les berges sont aménagées de voies pietonnes et cyclistes au milieu de beaux espaces vert. Situés en contrebas de la route, on y entend quasi pas les voitures, c'est donc un vrai plaisir que flanner ici.

Il n'est même pas 14h quand nous avons déjà marché plus de 11km. On fait donc une petite halte/sieste à l'hotel, et ce n'est que plus tard dans l'après-midi que l'on se remet en route. Tout d'abord, un petit détour vers les quartiers les plus touristiques pour quelques souvenirs, puis on traverse le pont Isabell II afin de rejoindre Triana. Comme nous l'avions déjà fait deux jours plus tôt, on s'installe dans un bar de la calle Betis et on commande quelques bières qu'on boit en profitant de la vue. Quand la faim se fait sentir, on retourne vers les stands du mercado del Bancorro, ce soir ce sera tortilla et empanada.

Puis il est temps de se mettre sur le chemin du retour, notre avion décolle demain matin, on a des valises à boucler :(

Jour 5

Réveil de bonne heure, il fait encore nuit quand on quitte l'hotel pour rejoindre l'aéroport, puis c'est avec un petit pincement au coeur que l'on quitte Séville. Ce séjour fut bref mais vraiment agréable. Rarement une ville nous a autant séduit. Les petites ruelles pavées et bordées de maison colorées, les rives du Guadalquivir, les beaux batiments tels que l'Alcazar, la cathédrale de Séville ou encore la spectaculaire plaze de Espana... sans oublier la météo exceptionnelle. Tout était parfait !

L'Andalousie nous a conquis par son charme et son cadre de vie, nous y reviendrons.