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Lisbonne

Juin 2015

5 jours

Jour 1

"MPL ✈ MRS ✈ LIS"

Pour notre premier voyage depuis Montpellier, nous devons faire étape à Marseille afin d'y prendre l'avion. 1h30 de route, on part à 14h30 pour un vol prévu à 18h30 histoire d'être large. Radio Traffic annonce quelques "légers ralentissements" aux abords de l'aéroport à cause de la grève des taxis, c'est d'ailleurs à cause d'eux qu'on est parti si tôt. A 16h, on arrive à l'aéroport, plus que 3km jusqu'au parking, mais tout est bouché. Après 45 minutes, on a avancé de 200m, à ce rythme là, on aura jamais notre avion ! Il faut dire que les gens ne respectent rien et doublent à droite, sur le bas côté. Du coup on voit bien la file qui avance au loin, les doubleurs qui s'insérent, mais nous on ne bouge pas. Il est plus de 17h, les gens abandonnent leurs voitures sur le bord de la route pour continuer à pied, on voit des familles entières, poussant de grosses valises en courant. Je n'ai pas l'intention de laisser pendant 4 jours cette voiture qui n'est pas la mienne garé n'importe comment, et je n'aime pas non plus l'idée de rater mon vol... Je m'assoie donc sur mes principes et devient un de ces cons irrespectueux qui double les autres. 30 minutes plus tard, la voiture est proprement garée sur le parking longue durée de l'aéroport. Comme quoi, être un con, ca paye. A la sécurité, on croise une des familles qu'on avait vu partir à pied, transpirants et épuisés, leur vol part dans quelques minutes, les gens se poussent pour les laisser passer. On est pas autant en retard qu'eux, mais l'agent de sécurité nous fait remarquer qu'on est pas non plus en avance, notre vol a commencé à embarquer ! Autour de nous, tous les gens sont dans la même situation. On arrive finalement à la porte d'embarquement quelques minutes avant qu'elle ferme, et c'est plutot la cohue. Les hotesses pas vraiment aimables nous indiquent sèchement que le vol est complet et que nos bagages à main doivent partir en soute. C'est notre premier vol Ryanair, le bordel général et l'ambiance un poil tendue ne donnent pas envie de recommencer, on verra au retour si ca se passe mieux. Dans l'avion, c'est à nouveau très bruyant, les gens parlent très fort, heureusement que le vol ne doit durer que deux heures. Commence alors le bal des hotesses pour nous vendre à manger, à boire, du parfum, une montre, un goodie Ryanair, etc, etc. Vive le lowcost.

Assez étrangement, dès qu'on pose le pied à Lisbonne, tout se calme. L'aéroport est spacieux, les gens sont calmes et ordonnés. Même le métro est super agréable. Vieux mais propre. Les quais sont tous décorés. Vieux mais colorés. En plus, il y a du wifi gratuit :D 20 minutes de trajet plus tard, on débarque dans le centre pour récupérer les clés de l'appartement AirBnb qu'on a loué. Ici, les taxis s'arrêtent au passage piéton pour laisser passer les gens. Les trottoirs sont pavés, pratique pour la valise à roulette, et les chaussures glissent pas mal dessus, il faudra faire attention. La rue ne paye pas de mine. Très étroite, les facades sont vieilles et abimées, on sent la pauvreté de la ville. Nos voisins du week-end sont chez eux, la porte qui donne sur le salon (et sur la rue) grande ouverte, mais cela a l'air normal pour eux de dévoiler ainsi leur intimité. Notre hôte a un peu de retard, mais on a juste eu le temps de commencer à s'inquiéter qu'il arrive. Heureusement, il parle parfaitement francais, ca nous rassure, on avait bien galéré en Espagne il y a deux ans car personne ne parlait anglais. A l'intérieur tout est petit. Les couloirs sont étroits, les portes basses. les plafonds aussi. C'est donc ca que ressentent les grands au quotidien ? :D L'appartement est propre et a sans doute été refait il y a peu, ce sera parfait pour ce long week-end !

Malgré la fatigue, on décide d'aller faire un tour dans le quartier du Rossio à deux pas de chez nous. Mais à peine est on sorti de notre ruelle qu'on est attiré dans la rue adjacente par de la musique. On monte quelques marches et on tombe sur un concert, devant un bar. Les gens dansent verre à la main. D'autres sont assis sur les marches pour profiter du spectacle. Au dessus de nous, des lumières colorées sont suspendues, des petites décorations sont accrochées aux murs en mauvais états. C'est très sympa. On continue notre tour un peu plus loin, d'abord la Praca da Figueira, puis la Placa Dom Pedro IV très jolie de nuit. On croise les très célèbres tramways jaunes. On apercoit la belle facade de la Gare du Rossio, et au loin le Castello de Sao Jorge. Sur le retour, on passe devant l'Igreja de Sao Domingos qui mériterait un sacré travail de restoration. Beaucoup de facades sont couvertes d'azulejos, parfois kitch, toujours très coloré. On voit mal dans le noir, mais on a hate d'être à demain pour découvrir la ville :)

Jour 2

Estrela & Bairo-Alto

Tradition de vacances, on commence la journée au Starbucks. avec un Chai Tea et un Café Latte. En sortant du café, un homme nous propose d'acheter de la marijuana. Comme ca, cash, à 9h du matin. Non merci, ca ira.

Ce matin, on va prendre le tramway 28, mais avant ca, il faut retourner à l'appartement car Madame a oublié sa carte de transport. Un petit détour et quelques minutes plus tard, nous sommes dans la file d'attente. Il y a du monde devant nous car c'est une des attractions majeure de la ville. Une fois à bord, on comprend pourquoi. Ce vieux wagon en bois, centenaire, grince et n'a pas toujours l'air très stable, mais il déboule à toute vitesse dans les ruelles sinueuses et étroites de l'Alfama. Au milieu des piétons, des voitures, des montées et des descentes. C'est impressionnant.

Il nous dépose à Estrela, juste devant de la Basilica da Estrela, magnifique batiment blanc. En face se trouve le Jardim da Estrela où on va aussi faire un tour. Le cadre est très agréable. Des plantes, des arbres, plusieurs mares avec des canards et des tortues. On croise des enfants qui jouent avec des bombes à eau, et tout un groupe de gens qui font des percussions. Chouette début de séjour. Un peu plus loin, on fait un crochet par le Cemiterio dos Ingleses où se trouve la tombe de Henry Fielding, l'auteur de Tom Pouce. Vient ensuite le beau Palacio da Assembleia da Republica. Le batiment et son jardin sont fermés au public, c'est bien dommage.

On continue vers le quartier de Principe Real plutot vide en ce vendredi. On ne s'y attarde donc pas, et on rejoint le quartier de Bairo-Alto. Il est midi passé, parfait, on se pose sur la terasse de la buvette du Miradouro de Sao Sao Pedro de Alcantara grignotter un sandwich. Le service est très lent, ca nous laisse le temps de profiter de la vue exceptionnelle que nous avons sur la ville et le Castelo de Sao Jorge.

On rejoint finalement notre appartement, en passant devant l'Igreja de Sao Roque et à nouveau sur la place du Rossio deja vu hier soir.

Castello, Alfama & Graca

Notre sieste n'aura pas été très reposante puisque nous avons sans cesse été reveillé par les chiens des voisins, mais c'est pas grave, Lisbonne nous appelle !

Cet après-midi, on débute par la visite du Castelo de Sao Jorge. Mais avant de le visiter, il faut le rejoindre ! Le chateau n'est pas loin, mais il est tout en haut de la colline. Escaliers et montées raides, ca tire sur les cuisses !

Un petit effort plus loin, nous sommes devant les murs de la forteresse. A l'intérieur, on tombe tout d'abord sur un belvédère qui nous dévoile la vue opposée à celle que nous avions ce midi. On reconnait au loin le Miradouro de Sao Pedro de Alcantara. On fait ensuite un tour dans le chateau, on grimpe sur quelques tours, à nouveau, la vue est loin d'être désagréable. Etre en hauteur, ca fait mal aux jambes, mais ca vaut le coup ! Le Castelo renferme aussi un site archeologique, et une exposition permanente où l'on peut découvrir les objets retrouvés ici.

A la sortie, pause milk-shake pour se remplir le ventre et s'hydrater, et on repart. On commence au Largo das Portas do Sol où on observe une vue dégagée sur les ruelles de l'Alfama et puis, on descent arpenter à pieds ces ruelles ! En cette fin d'après-midi, les bars commmencent à sortir leurs stands pour l'apéritif, et les clubs de Fado accostent les gens pour les inviter à leursoirée-spectacle. A nouveau, des guirlandes sont accrochées un peu partout. Sur les murs, aux fenêtres, au dessus de la rue. Notre balade nous emène jusqu'au , puis au Panteao Nacional et au pied l'imposante Igreja de Sao Vincente de Fora. Enfin, on arrive au Miradouro de Graca qui offre un panorama splendide sur Lisbonne, le Castello et le Ponte 25 de April. On apercoit même au loin le Cristo Rei sur sa croix (construite en remerciement à Dieu pour avoir épargné au Portugal les horreurs de la seconde guerre mondiale).

Il est encore tot mais on décide d'aller manger pour reprendre des forces avant le coucher de soleil. On teste le Churrasco de Graca. La devanture n'est pas terrible, sans la recommandation de notre guide on ne s'y serait pas aventuré. On y commande deux plats portugais à base de morue. On ne nous avait pas menti, les portugais servent en quantité. J'ai eu du mal à finir mon plat qui était pourtant excellent, et madame n'arrivera même pas à la moitié de son poisson, mais pour sa défense il est beaucoup trop salé. Au moment de payer, on se rend compte que les petits apéritifs fris qu'on nous a servi sans rien nous demander étaient en fait à payer. "Pour pas payer, fallait pas manger" me répond le serveur.

20h45, on fonce au Miradouro da Senhora do Monte. La vue est semblable à la précédente, mais un peu plus dégagée encore, et beaucoup moins de monde. Le soleil va se coucher dans 15 minutes. Les gens s'installent sur la corniche. Un homme a installé un stand de mojito et passe de la bonne musique. Dans cette ambiance planante on observe le soleil passer derrière l'horizon et la ville s'allumer.

Il est temps de rentrer, on est épuisé. On a beaucoup marché aujourd'hui. Des montées, des descentes, des escaliers. Sur le retour, on croise des gens de tout âges regroupés dans les rues. Lisbonne est vraiment attachante comme ville. De partout, on sent la pauvreté qui reigne, mais il émane une certaine chaleur qui la fait oublier.

Jour 3

Belem

Le matin, on rejoint Belem, à l'ouest de Lisbonne. Notre tramway moderne parait bien banal en comparaison avec celui d'hier. On s'arrête au pied du Mosteiro dos Jeronimos, splendide travail de scupture ! Les colonnes, les portes, les murs, les plafonds... Tout a été travaillé minutieusement, et quand on observe attentivement on se rend compte que les motifs ne se répètent même pas ! On reste un petit moment à visiter le cloitre, les différentes salles et enfin le coeur supérieur. En sortant, on passe par l'Igreja Santa Maria de Belem où les colonnes massives mettent en avant la hauteur jusqu'au plafond.

Après, on fait un détour jusqu'à l'Antiga Confeitaria de Belem. Cette patisserie est devenue une attraction majeure pour les touristes. C'est là qu'on prépare depuis 1837 les célèbres Pasteis de Belem. Il s'agit de flans à la pate feuilletée, qui se dégustent chaud soupoudré de canelle. Il s'en vend plus de 15000 par jour ! On en goute chacun deux, un traditionnel, un autre au sucre glasse, qu'on déguste à l'ombre sur la Praca do Imperio. N'étant pas fan de canelle, le second a ma préférence.

Direction ensuite le Museu Coleccao Berardo. Il s'agit d'un musée d'art moderne un peu particulier. En effet, les 800 oeuvres exposées proviennent toutes de la collection personnelle du milliardaire portugais José Barardo, qui les partage ainsi avec le plus grand nombre, gratuitement. Picasso, Dubuffet, Warhol, Klein, Pollock, Miro, Lichtenstein, et j'en passe, défilent sous nos yeux.

On continue enfin le long du Tage, pas très loin du Ponte 25 de April. Le Cristo Rei est un peu mieux visible d'ici. On passe tout d'abord devant le Padrao dos Descobrimentos, monument des découvertes qui rend hommage aux grands explorateurs comme Vasco de Gama. La chaleur est écrasante, nous avons un petit kilomètre à parcourir mais il nous demande un gros effort, on fait une pause à mi-chemin pour prendre un sandwich et une boisson bien fraiche. On termine à la Torre de Belem, qui a des airs de pièces d'échec. On grimpe jusqu'au sommet pour apprécier un peu plus la vue sur le Tage.

Baixa, Chiado & Santa Catarina

De retour en ville, on se balade dans le quartier du Baixa. On s'arrête prendre une glace chez Frafoleto. Les parfums sont originaux. Madame prend cheesecake-citron et chocolat-banane. Et ce sera cookie-myrtille-pavot et abricot-romarin pour moi. Un vrai régal ! On arrive ensuite sur la Praca do Comercio où a lieu un événement LGBT. Un concert, des stands, et plein de gens qui dansent ! On remonte ensuite vers le Chiado. Des marches, encore des marches. L'Elevador de Santa Justa, ascenseur vertical centenaire, dessiné par Raoul Mesnier du Ponsart (un élève de Gustave Eiffel) nous aurait bien aidé, mais la file d'attente est immense. On sera en haut avant eux ! Au sommet, on croise le Covento do Carmo, ancien couvent reconverti en musée archéologique après le tremblement de terre de 1755 qui ravaga Lisbonne. Les rues du Baixa-Chiado sont moins pittoresques que celles de l'Alfama visité hier. Des grosses anciennes bordent les rues pavées.

Un peu plus loin, on trouve enfin le Miradouro de Santa Catarina. Il est 19h, la chaleur est toujours etouffante. On se pose à la terrasse de la buvette prendre une bière en profitant d'une nouvelle vue sur le Tage, le Ponte 25 de April et le Cristo Rei.

Après s'être réhydraté, on redescend tout ce qu'on a monté, on passe au Cais do Sodré. Rue rose, pont jaune, immeuble bleu, le contraste pique un peu les yeux. C'est ici le quartier fétard, mais on y passe que brièvement, on rejoint à nouveau la Praca do Comercio. Une chorale a pris place sur la scène et interprète du Madonna et du Killie Minogue. On finira la soirée au Oito Dezoito, un excellent restaurant italien. Au menu, magret de canard et risoto de crevette.

En rentrant chez nous, on découvre un nouveau concert sur la place du Rossio. Décidément, la calme et apaisante Lisbonne est toujours joviale et animée !

Jour 4

Marques de Pombal

Aujourd'hui, on quitte le vieux Lisbonne. Ce matin tout d'abord, on se balade l'Avenida da Libertade, énorme avenue qui est un peu l'équivalent de nos Champs Elysée parisen. Ce quartier classe contraste avec la pauvreté et la vétustetée rencontrée les jours précédents.

On remonte l'avenue jusqu'à Marques de Pombal, puis on traverse le Parque Eduardo VII. Des gens sont là pour enlever les installations de ce qui a du être un festival. Les restes de structures gachent un peu là vue. Dommage, la vue plongeante sur le parc, l'avenue puis le Tage au fond aurait pu être vraiment magnifique.

Au fond du parc se trouve le Jardim Amalia Rodrigues. On s'y installe le temps d'un capuccino. Au bord de la fontaine, les fleurs et la verdure en paysage, c'est très paisible.

Parque das Nacoes

On prend ensuite le métro en direction du Parque das Nacoes. Ici, tout est neuf, récent, design, propre. Ca nous change de nos autres visites ! On quitte la Gare do Oriente pour le Centro Vasco de Gama. Au dernier étage de ce centre commercial, on s'installe dans un sushi bar. La vue sur le Tage et les batiments est très agréable. Le sushi s'achète au poids, on est pas habitué. On prend sans être sur de ce qu'on achète. Sushis de crevettes, takaki de thon, sashimi de saumon, maki saumon-fromage-fraise, maki saumon-mangue, maki tout rose, maki tout noir, et d'autres encores, au contenu inconnu. On est très surpris de découvrir que les sushis de cette chaine sont vraiment très bons. Et que le saumon et la fraise s'allient à merveille !

A la sortie du Centro Vasco de Gama, on emprunte le Caminho da Agua, longue promenade aux inspirations marines. On fait un tour aux Jardins d'Agua où une cascade et des jeux d'eau nous amusent et nous rafraichissent. Puis, on arrive enfin à l'Oceanario !

Deuxième plus grand aquarium d'Europe. Il s'articule autour d'un bassin central haut de deux étages qui dans ses 7 millions de mètres cube d'eau abrite plus de cent espèces de poissons venant des quatres océans (requins zèbres, raies manta, poissons lunes, poissons néons, etc). A chaque coin, un espace est dédié à chaque océan. A l'Atlantique, on croise des macareux qui jouent dans l'eau. En Antartique, des pinguouins (et qu'est ce qu'on kiffe la facon dont ils marchent). Au pacifique, des loutres qui se prelassent dans l'eau en nageant sur le dos. L'une tient précieusement un verre de lunette, l'autre une branche de lunette. Quel butin ! Et enfin à l'océan indien, des poissons Napoléon et une reconstruction de forêt tropicale.

A 15h, c'est l'heure du repas pour les deux loutres. Après avoir fini la chair à poisson que le soigneur leur jette, elles ont chacunes droit à un gros crabe. Une des deux loutres vole le crabe de l'autre. Toujours sur le dos, elles font des aller-retours dans le bassin. La loutre aux deux crabes cassent les pinces en les tapant contre un tronc d'arbre, et une fois que la chair est accessible, la seconde loutre vient lui voler ! Ce petit show fait la joie de tous les spectateurs.

Au final, l'aquarium se visite plutot rapidement, on repart un poil décu, on s'attendait à encore plus après avoir vu l'aquarium de Valence en Espagne (plus grand d'Europe).

En sortant de l'aquarium, on prend le Teleferico qui remonte jusqu'à la Torre Vasco da Gama. Dans notre petite capsule, en hauteur, on observe le Tage et surtout le Ponte Vasco da Gama, impressionnant avec ses 17km de long qui en font le plus grand pont d'Europe. Il a été concu pour résister à un tremblement de Terre 4 fois plus fort que celui de 1755 (estimé à 8.7 sur l'échelle de Richter) et à des vents de 250km. Rien que ca ! Il y a 6 voies qui le traversent, et ses fondations s'enfoncent à 85m. La Torre Vasco da Gama est bien terne en comparaison. Il ne s'agit que d'un luxueux hotel. On revient ensuite à la Gare de Oriente via le Jardim Garcia de Orta, un jardin botanique qui longe le Tage.

Pour cette dernière soirée, on fait un tour dans le vieux Lisbonne proche de chez nous. On mange chez Bonjardim qui se vante d'être "le roi du poulet". Il est bon, mais sans plus. En revanche, madame se délecte de ses gambas à la plancha. Pour le dessert, on prend une glasse chez Santini. Pépite de chocolat et cesrise pour moi. Myrtille et mousse de chocolat pour elle. On ne réussi pas à se mettre d'accord, pour moi Fragoleto était bien meilleur, pour elle c'est Santini. On repasse devant le Covento do Carmo où on prend le temps d'observer le squelette des pilliers et des arches depuis que la voute s'est écroulée sur les fidèles pendant la messe du 1er novembre 1755. On fini en bord de Tage, sur la Praca do Commercio. Le ciel se décline du bleu au rouge au dessus du Ponte 25 de April et du Cristo Rei.

Jour 5

"LIS ✈ MRS ✈ MPL"

On ne va pas beaucoup profiter de Lisbonne aujourd'hui. On doit rendre l'appartement pour 11h et être à l'aéroport pour 12h30.

On décide donc d'aller déjeuner sur la place Martin Moniz proche de chez nous, mais en arrivant on constate que tous les cafés y sont encore fermé. On fini donc à nouveau sur la place du Rossio pour un café-thé entre deux "Ola! Marijuna?".

Retour à l'appartement. Fermeture des valises. Dépot des cĺés. Bus. 15 minutes de marche pour arriver à l'aéroport. Constater que le bus laisse "proche" du Terminal 1 et qu'on doit aller au Terminal 2. Nouveau bus. Sécurité. Attente. Sandwich. Embarquement. 2h30 de vol Ryanair avec des hotesses qui font des annonces au micro toutes les 3 minutes nous empêchant de suivre notre film. Débarquement. 2h de voiture (c'est fou comment un trajet Marseille-Montpellier parait plus rapide sans les taxis pour nous bloquer). Maison !

Lisbonne aura vraiment su nous séduire durant ce court séjour. Je ne suis pas convaincu qu'on y revienne un jour, mais c'est une ville qui mérite qu'on s'y attarde. Accueillante et pétillante.