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Japon

Mars 2019

Jour 1

On est rentré fin décembre, assez frustré de ce voyage à New York où la moitié de la famille a fini malade. Pour compenser, on a directement réservé des billets d'avion pour le Japon avec un départ à peine deux mois plus tard (ca peut paraitre normal ou long pour certain, mais dans mon univers à moi, c'est de l'ordre du coup de tête de dernière minute).

Départ de Montpellier vers 10h30, on a une heure pour faire le changement de terminal, le panneau d'affichage à la sortie de notre premier vol annonce 30 minutes pour le transfert sans compter les temps d'attente. On se presse tellement qu'on suit les mauvais panneaux, finalement, c'est très utile ces hotesses qui vérifient les billets un peu partout, ca nous permet de vite réaliser notre erreur : on doit sortir du batiment et prendre un bus pour changer de terminal ! On est pas les seuls dans ce cas, un couple décole pour le Pérou et une femme pour le Viet Nam quasi à la même heure que nous. On s'entasse dans le bus, il y a des bouchons sur la route, on négocie pour passer plus vite à la frontière, et finalement on est même en avance car l'embarquement débute en retard, pile quand on arrive devant la porte.

12h de vol, c'est long. On a peu dormi la nuit précédente, et on espère que ca nous permettra de trouver le sommeil pendant la longue route vers Tokyo, car on a beau partir de France sur les coups de 13h, on va arriver au Japon à 9h le lendemain.

Jour 2

Après le repas, on pique tous les deux du nez, mais notre corps est en mode sieste, il n'est pas parti pour une nuit. On alterne films et tentatives infructueuses de sieste. Au petit matin, je commence enfin à sombrer quand la cabine se rallume, le petit dejeuner va bientot être servi. On atteri avec une dizaine de minutes d'avance, le passage à l'immigration est efficace, l'attente est brève et de l'autre côté nos valises nous attendent sur le plateau tournant. Ouf, on avait peur que la courte escale les laisse derrière nous. Le passage en douane n'est qu'une formalité, nous voici officiellement au Japon !

On pensait perdre du temps dans les formalités d'entrées mais c'est l'achat d'un ticket de train qui sera le plus fastidieux. Ni le guichet ni les machines n'acceptent les cartes bancaires classiques, il faut soit du cash, soit une carte Suitca. Imaginez que la RATP n'accepte pas les Visa et Mastercard, et pour répondre à la demande de leurs clients qui veulent payer par carte, elle lance sa propre carte bancaire. Ca parait fou, mais pourtant c'est le cas au Japon. On a du mal à comprendre cette logique. Les distributeurs de billet ne sont pas indiqués, on tourne un bon moment avant de trouver la zone où une dizaine de plusieurs banques différentes sont regroupés. Une fois qu'on a de l'argent, on achète une carte Suitca, et avec cette carte, on peut prendre nos tickets de train. Dire qu'on est dans un des pays les plus à la pointe technologiquement parlant... un paiement par carte bancaire semble un challenge que personne n'a su surmonter.

Il y a une heure de trajet avant de rejoindre le quartier d'Asakusa où nous logeons. Le bercement des rails nous endort mais je lutte pour rester éveillé et ne pas rater notre station.

Asakusa

Dès qu'on se retrouve dehors, le choc culturel nous frappe. Pas un seul panneau qui soit lisible, des restaurants à ramens qui s'enchainent le long des trottoirs, et en face de nous, tout un groupe d'hommes et de femmes qui attendent à un passage piéton que leur feu devienne vert alors qu'il n'y a pas la moindre voiture en vue sur cette petite artère. On marche 15 minutes sous une petite bruine jusqu'à rejoindre notre hotel, la chambre n'est pas prête mais on dépose nos gros sacs et on repart chercher à manger. Les choix ne sont pas ce qui manque, au contraire ! On ne sait quel restaurant choisir, et finalement on rentre dans le premier qui indique clairement avoir des options végétariennes. Nos premiers gyosas et ramen made in Japan avalés, et on sort se balader.

Le sanctuaire Sansoji est tout proche. Il est entouré d'une sorte de marché permanent. On se balade entre les différents étals, certains sont fermées en cette journée calme. On croise quand même de plus en plus de monde, dont de nombreux groupes de lycéen en uniforme. Ce sanctuaire bouddiste est plus vieux que la ville de Tokyo pourtant c'est impressionnant tant il est en bon état. Le site est assez vaste, composé d'une arche, une pagode sur 5 étages et des temples. Ici, on peut tirer la bonne aventure. Il suffit de glisser 100 yens, secouer une boite jusqu'à faire sortir un baton puis trouver le tiroir dont le dessin correspond à celui du baton pour sortir un message. Ceux qui tirer une mauvaise fortune peuvent la suspendre à un petit étendoir un peu plus loin pour conjurer le mauvais sort. À côté, un stand vend des batons d'encens pour 200 yens. Les gens se regroupent autour d'un bassin couvert pour les bruler et s'impregner de leur fumée. À côté, une fontaine. Les têtes de dragon crache de l'eau, les gens la récupère avec des louches puis s'en servent pour purifier leurs mains et leur bouche. Ce premier contact avec le Japon est très ludique. On est un peu décu car aucune explication n'est rédigée en anglais. On peut rentrer dans les temples mais toute la décoration est regroupée dans une moitié de la pièce de laquelle on est séparer par un grillage, ca donne une ambiance un peu chelou mais ca n'empeche pas les gens de venir prier. On traine un peu dans les jardins.

La fatigue nous rattrappe, on s'installe dans une sorte de bar qui ne vend que des produits à base de matcha, et on commande deux boissons qui nous permettent de patienter au calme et au sec jusqu'à 15h. Ensuite, on va récupérer la clé de notre chambre. Le paiement est long, je n'ai aucun réseau avec ma carte sim francaise sur mon téléphone depuis notre arrivée, je n'arrive donc pas à recevoir le SMS pour valider le rechargement de ma carte Revolut. C'est fastidieux mais on fini par s'en sortir. La chambre et surtout la salle de bain sont petites, on s'y attendait. On est debout depuis 30h, on peut enfin prendre une bonne douche, elle fait un bien fou. Ensuite, on peut tester les toilettes. Il y a plein de boutons, on ne sait pas trop ce qu'on fait mais c'est pas grave, on appuie partout en rigolant de ces nouvelles sensations.

On a juste une seule envie : dormir. Mais il est encore tot dans l'après-midi et on a peur de prendr eun mauvais rythme. On décide donc de ressortir se promener. Il est un peu plus de 16h mais la luminosité a déjà bien chuté et la ville commence à s'illuminer doucement. On retourne vers le sanctuaire Sansoji, la foule s'est bien dissipée et les temples sont illuminés.

On décide d'acheter à manger dans un supermarché et de rester dans la chambre ce soir. Les supermarchés aussi sont étonnant. Au rayon fruit et légumes, on pourrait presque se croire aux USA. Rien n'est en vrac, tout est emballé individuellement sous plastique, et certains fruits ont des tailles hallucinantes. Ils vendent même des oeufs au plat, déjà cuits... On prend de quoi manger, un peu au hazard en se laissant guider par notre curiosité puisqu'on ne sait pas lire les étiquettes. Ici non plus, la carte bancaire n'est pas acceptée. La pluie s'est intensifiée, on retourne à l'hotel terminée la soirée devant la TV, on réussi fièrement à lutter jusqu'à 21h30, maintenant, dodo !

Jour 3

À 9h le réveil sonne et nous sort d'un profond sommeil. Malgré la nuit de 12h, et le matelas hyper dur qui fait mal au dos, on était parti pour dormir encore longtemps. On ouvre les rideaux pour découvrir un immense soleil, on a hâte de découvrir la ville sous ce ciel bleu ! Pour le petit déjeuner, payé avec le chambre, il faut en fait quitter l'hotel et rejoindre le Denny's situé non loin. C'est bien la première fois qu'on a un hotel qui propose le petit déjeuner n'a pas sa propre salle de restaurant. Oeufs brouillés et pancakes trop secs, le ventre plein on prend le métro.

Shibuya

On sort à Shibuya, parait-il temple de la mode à Tokyo, mais on s'en fiche un peu, on est là pour voir son célèbre carrefour parait-il le plus grands du monde. On galère à trouver la sortie du métro, impossible de voir un panneau exit, si bien qu'on se retrouve dans un centre commercial. C'est finalement une bonne chose, car les fenêtres donnent sur l'intersection. En hauteur, on peut vraiment voir l'impressionnante foule qui se déverse à chaque fois que les voitures s'arrêtent. Avec ses grands écrans de pub et autres enseignes publicitaires, l'endroit nous rappelle un peu Tiimes Square mais ici, pas de foule qui envahit tout. Dès que le feu piéton repasse au rouge, tout le monde s'arrête et attend calmement. Les voitures passent tour à tour, tandis que les piétons s'entassent sagement, jusqu'à ce que le petit bonhomme vert apparaisse et hop la marée humaine s'étale. Chose étonnante également, sur cette grande place, un passage piéton traverse au centre, permettant aux gens de rejoindre l'autre côté sans avoir à traverser deux ou trois rues. Tellement bête et pratique qu'on se demande pourquoi ca n'existe pas en France.

Harajuku

Ensuite, on remonte à pied jusqu'à Harajuku. On arpente en particulier la petite rue de Takeshita-dori. Boutiques de vêtements kitch, bar à chats, bar à bonbons, barbe à papa multicolores, gens déguisés... l'excentricité est le maitre mot. Attiré par la bonne odeur, on s'installe dans la longue file d'une sorte de patisserie pour en ressortir avec deux choux fourrés. L'intérieur est une sorte de yaourt. On a pris sans trop le savoir parfum blueberry et vanille, c'est finalement pas terrible... mais c'est un peu le risque, tout est écrit en japonais uniquement, il faut tenter les expériences !

Plus loin, on arrive au parc Yoyogi où se trouve le Meiji jingu. Ce temple nous rappelle beaucoup le Sensoji vu hier. Sous un arbre, on peut accrocher une prière préalablement écrite au dos d'un morceeau de bois. Il est 14h, l'heure de la cérémonie des offrandes. Dans le temple principal, un moine donne des grands coups sur un gong, puis deux autres enchainent chants et hommage devant un banquet. Ca dure 10 minutes, puis ils emportent toutes les offrandes dans une autre salle où les touristes ne semblent pas les bienvenus, nous n'en verrons donc pas plus.

De l'autre côté du parc, on cherche à manger. Partout, de la viande, de la viande et de la viande. Ou sinon, un menu totalement incompréhensible. Rare sont les endroits qui écrivent en anglais, au mieux on a des photos sans trop savoir ce que compose les plats. Ca va vraiment être compliqué pour Emilie de manger ici. D'autant plus qu'on se rend déjà bien compte que peu des japonais savent parler anglais et que leur vocabulaire est encore plus limité que le notre. Par dépit, on se pose le temps de manger au Starbuck un wrap au saumon et un sandwich au poulet. Le poulet est servi avec une sauce au beurre et des petits légumes de saison. Dans du pain. Normal. Puis, on tente de prendre le métro, mais on a pas fait attention, les passes pour la journée que l'on a acheté ne sont pas valables ici. C'est vraiment le bordel d'avoir des lignes de métro dont l'exploitation est partagée entre 3 compaganies. Pas grave, notre prochaine destination n'est pas très loin, on va marcher.

Shinjuku

Un poil plus au nord, voici le quartier de Shinjuku. On veut rejoindre la zone où se trouve les grands buildings et pour ca on traverse de petites rues bordées de magasins aux couleurs rétros. Une boutique déploie un immense logo SEGA, c'est en fait un regroupement de plein de machines où on peut attraper des peluches, comme dans les fêtes foraines. Enilie tente par deux fois de revenir avec un souvenir, mais à peine la pince a t elle soulevée la peluche qu'elle se relache !

On arrive enfin au Metropolitan Tokyo Government Building où se situe une plateforme d'observation. On espére y voir le Mont Fuji mais l'horizon est bouché ce sera peine perdue. Le reste de la vue n'est pas désagréable mais n'a rien de très impressionnant.

Un coup de métro, et on rejoint Yasukini-dori, énorme avenue qui traverse Shinjuku. Avant tout, on a besoin d'une petite pause. La bouche de métro sort aux abords d'un joli temple rouge et non loin d'un café, parfait ! Encore une fois, malgré la mention de "coffee shop" en gros sur la devanture, pas un seul mot en anglais sur la carte. On commande deux thés, il n'y a presque personne c'est idéal pour se reposer.

Notre dernière balade de la journée commence par les ruelles du Golden Gai qui sont bordés de bar plus petits les uns que les autres. Il y a limite autant de place derrière le comptoir que devant, à peine de quoi permettre à une poignée de clients de s'installer. L'endroit ne paye pas de mine, et on ne ferait pas les malins si on s'était retrouvé ici par accident en pleine nuit. À deux pas de là, on débouche sur d'autres petites rues qui débordent de panneaux publicitaires clignotants, chacun y va à la surenchère pour tenter de se faire voir parmis cet ensemble. La palme revient à un restaurant qui propose un show à base de robot. On aurait presque pu se laisser tenter pour le fun mais le billet d'entrer est à 8000 yens, ca fait cher la blague. On croise l'immeuble de Godzilla, et on se laisse tenter par entrée dans un bazar qui propose à la vente un tas de produits tous plus lofoques et inutiles les uns que les autres.

Pour finir la journée, on s'installe dans un restaurant à brochettes à Omoide Yokocho. La zone laisse l'embarras du choix, mais partout il n'est question que de poulet, porc ou boeuf. Heureusement, on en croise un qui ajoute à ces choix des crevettes, qui aurait cru que c'était si difficile de ne pas manger de viande au Japon ?

Jour 4

Ginza

Il est difficile d'emerger ce matin, avec ce decalage horaire j'ai fais une belle insomnie au milieu de la nuit. Il faut tout de même se faire violence si on veut se recadrer pour le reste des vacances. Après le petit déjeuner, on prend le train jusqu'à Ginza. Quartier des affaires où se trouvent multitudes d'immeubles immenses et de centre commerciaux. Mais ce n'est pas pour cela qu'on est là, on laisse donc derrière nous les rues luxeuses et on se dirige vers Tsukiji !

On aurait du y penser vu son nom, mais la première chose que l'on voit c'est le temple de Tsukiji, et enfin, le très célèbre marché de poisson. Il parait que c'est le plus grand du monde, et il parait également qu'il faut y venir avant 5h du matin pour assister à la vente aux enchères des thons. Mais 5h du matin c'est quand même bien tôt, surtout pour du thon, et de toute facon depuis 2 mois une partie du marché a été délocalisée et la vente de thon est parti avec. Malgré l'absence du marché couvert, il reste toujours la partie extérieure, et on s'y balade avec curiosité. Les ruelles sont étroites, il y a du monde, les queues devant certains stands sont impressionnantes. On trouve de tout ici, des légumes, de la viande et bien sur, du poisson. Avouons le, les boutiques nous interessent peu et on est natuellement attiré par tout ce qui est restaurant. Surtout que le spectacle est présent pour attirer les visiteurs et tenter de se démarquer. On assiste à la préparation d'une omelette assez spéciale qui semble plus être une succession de gros pancakes empilés les uns sur les autres (c'est très bon !) ainsi qu'à la préparation du thé macha.

Étonnament, le si popuplaire sushi que l'on connait en France semble être un produit assez classieux ici. Pas de chirachi à 9 euros, les menus oscillent de 30 à 60 euros ce qui nous semble fou. Certains font une longue attente pour acheter 4 petits sashimis à 20 euros, dire que on payait les 12 moins de 14 euros à Paris ! On décide quand même de se faire plaisir, et on s'installe dans la queue d'un restaurant. À défaut de savoir lequel est vraiment bon parmis tous les choix, on en prend un où il y a pas mal de monde (signe de succès ?) et où la carte est disponible en anglais. Il y a deux files d'attente à l'extérieur, et une fois dedans, il y a plusieurs zones où patienter qu'une chaise se libère. Ca avance finalement plutot vite, et on se retrouve atablés au bar, juste devant les cuisiniers. On reste sur des choix assez classiques : saumon, thon, oursin et omelette, le tout accompagné de soupes miso. C'est assez rigolo, chaque fois qu'un nouveau client s'installe à sa table, tous les cuisiniers crient pour l'accueillir. Le repas est vraiment bon, le poisson est de qualité, il fond en bouche. C'était vraiment une bonne expérience qu'on est content d'avoir fait.

Après le repas, on aurait voulu aller visiter le palais impérial mais la réservation était obligatoire et tout est complet pour deux mois. Tant pis, on marche vers les jardins Hamarikyu situés non loin. Entouré d'eau et enclavé entre les buildings, le lieu est surprenant. On y trouve de nombreux arbres en fleurs (des pruniers, et non pas des cerisiers si on a bien compris), un grand champs de colza, plusieurs lacs. Avec le bruit des voitures et des hélicoptères qui survolent la ville, et tous les grattes ciels en fond, le contraste avec la verdure présente est saisissant. On fait un bon tour, puis on rejoint le métro.

Odaiba

La ligne aérienne emprunte au terme d'un grand demi-tour un immense pont jusqu'à l'île artificielle Odaiba. Voici la plage de Tokyo dans un décor pseudo-futuriste. Malgré la chaleur et le soleil, le vent soulève le sable donc il n'y a pas grand monde sur le sable mais les planches à voile s'en donnent à coeur joie. On s'installe dans un café pour se reposer un peu, puis on reprend la marche au bord de l'eau. Plus loin, un énorme pont traverse au dessus d'une immense autoroute et débouche sur une grande place où un robot géant trone. Ensuite, on emprunte une passerelle qui donne sur... la statue de la Liberté ! On était à New York il y a moins de 3 mois, ca nous semble un peu cliché tout ca, surtout avec ce pont qui a peut avoir des airs de Brooklyn Bridge en fond. D'ailleurs, il faut avouer que le coin perd un peu son aspect typiquement japonais. Les panneaux sont tous en anglais par ici, on immagine bien la station balnaire sans aucun charme et remplie de touristes en été. Pourtant, aujourd'hui, c'est plutot agréable.

Asakusa

On a pas envie de rentrer en métro, et justement le hazard fait bien les choses puisqu'il y a des bateaux qui remontent jusqu'à Asakusa. Il faut avouer qu'on ne profitera pas trop du trajet, on a un bon coup de barre à l'issue de cette journée.

On tente un crochet par la gare d'Asakusa afin d'acheter les billets de train pour mardi. Les machines ne permettent d'acheter des billets qu pour la journée en cours, il y a un point info mais on peine à se comprendre. Pourtant pour une fois, on a une interlocutrice qui parle anglais... mais on se perd dans ses explications, à moins que ce ne soit dans notre fatigue. On commence d'ailleurs à se prendre la tête, donc on fini par remercier poliment la personne qui essayait de nous aider et on part de là, on y reviendra plus tard.

Sur le chemin vers l'hôtel on fait escale dans un restaurant. Au programme : katsudon et tempura de crevette, miam ! La salle est dans un style japonais, on mange sur des tables basses avec une douce musique pour ambiance, c'est parfait. On croise à nouveau le Sensoji, toujours aussi beau dans la nuit, et puis on rentre pour un repos bien mérité.

Jour 5

Ueno

Après un nouveau petit déjeuner typiquement japonaise (oeufs brouillés et pancakes), on se dirige vers le zoo de Tokyo. On était un peu hésitant mais vu sa renommée mondiale, on a fini par se laisser tenter, Il y a du monde à l'entrée, mais ca avance vite et on ne tarde pas à se retrouver dans l'enceinte du zoo. Une immense foule s'entasse dans dans une queue qui parait infinie, il s'agit de l'attente pour voir les deux pandas géants, clous du spectacle. À nouveau, on ne sait pas trop quoi faire... Il parait qu'il en a pour 30 à 40 minutes, ca parait long pour juste voir une des animaux, et sans doute encore plus si c'est pour juste pour se retrouver devant une cage en compagnie de 50 autres personnes tandis que 10 fois plus nous pressent derrière. On continue notre route, et très vite, on se rend compte qu'on a sans doute fait une connerie. Devant nous, des éléphants dans un enclos qui semble tellement petit. Dire qu'il y a un an, on les apercevait en pleine nature... Le tigre qui suit est impressionnant, tellement beau, mais son comportement est agité, on ne comprend pas trop. Derrière, un gorille qui semble jouer à la dinette avec une couverture sur la tête. Les loutres (ou otaries) semblent s'amuser malgré leur bassin limité. Et que dire de cet ours polaire, en plein air, sur un décor en fausse glace, qui doit avoir bien chaud lorsque l'été débarque au Japon ? Dans la cage des lions, un énorme os est enchainé devant la vitre afin de forcer les animaux à venir se montrer pour le plaisir de leur public... On décide de faire demi tour, aucune envie de voir les hippopotames, girafes et autres rhinocéros qui nous attendent un peu plus loin. On regrette même d'avoir contribué à tout ca.

À la sortie du zoo, on enchaine avec le temple Ueno Toshogu et le parc Uenokoen. Quand tous les arbres sont en fleur cela doit être vraiment joli, là avec le ciel bien blanc c'est un peu tristounet. Un peu plus loin, le marché Ameyoko propose vêtements et nourriture mais ne nous emballe pas plus que ca. On fini dans une sorte de boulangerie qui propose des pains à tout un tas de choses, et bien sur toute sorte de forme. On a bien fait, c'était plutot bon !

Akihabara

L'après-midi, on va à Akihabara. Quartier électrique de la ville, c'est le lieu idéal pour tout amateur de manga ou jeux vidéo japonais. Notre culture en la matière est assez limité mais c est l'occasion de retomber en enfance. On commence par une pause café, on envisage un moment de tester un café à soubrette, il parait que c'est à voir, mais le concept nous met un peu mal à l'aise. On se dit qu'on va aller voir à quoi ca ressemble et puis on avisera. Partout dans la rue, des demoiselles en jupe très courtes tentent d'attirer l'attention des visiteurs. Ca part mal. La carte du @Home Café, parait-il un lieu "sain", indique que l'entrée est à 700 yens par personne, puis que le café s'accompagne d'une photo avec notre "maid" et coute du coup 1200 yens. Ouais ok, ca confirme donc clairement que c'est pas notre délire. Un McFlurry plus tard et nous voilà chez Mandrake, une boutique où on trouve tout un tas de figurines Dragon Ball Z, de Sailor Moon ou des Chevaliers du Zoodiaques. Nos souvenirs du club Dorothée refont surface. Chez Super Potato, des étages entiers sont consacrés aux jeux vidéos rétro : Super Nintendo, Sega Megadrive et autres antiquités. De la console aux cartouches de jeux en passant par les accessoires, vous pouvez tout acheter. Le plus impressionnant étant que certains produits sont encore neuf ! Au dernier étage, de grosses bornes à arcade. On tente une partie d'un pseudo Street Fighter. Emilie me met la fessée ! Les premiers étages du Club Sega sont consacrés à des attrappes peluches mais au dessus, ca devient bien plus interessant. Des arcades, des jeux de réalité virtuelle, des flippeurs... il y en a pour tout les gouts ! Je prends ma revanche sur Emilie durant une partie de Pong, on voudrait bien jouer à Mario Kart mais le jeu est victime de son succès et à chaque fois qu'on essaye d'y aller les sièges sont déjà pris. Plus loin, des jeux de danse, on serait sans doute très mauvais mais c'est un bonheur que regarder les 4 joueurs qui s'affrontent, ils sont tellement bons et enchainent les niveaux sans faute ! On fini chez Taito Station qui ressemble pas mal à notre arrêt précédent. Une partie de course de voiture conclura notre après-midi. On s'est vraiment bien amusé, ca nous a fait oublier les déceptions de la matinée ! Quand on ressort, le "silence" de la rue est un vrai délice après le vacarme de tous ces jeux.

Jour 6

On avait prévu 7 nuits à Tokyo, mais pas le détails du contenu de chaque jour. Un peu sur un coup de tête, on s'est décidé pour consacrer une journée à...

Disneyland

Réveil à 6h, pas le temps pour un petit déj' chez Denny's à 7h pétante on est dehors ! Bien que le trajet ne dure "que" 45 minutes, il faut prendre 3 métros et deux billets, c'est l'heure de pointe, tout le monde part au travail on a jamais vu autant de monde dans les gares. 8h le parc ouvre ses portes est on est déjà là. Chose étrange, le Disneyland Resort a sa propre ligne de métro (avec des fenêtres en forme de tête de Mickey...) pour relier les deux parcs et les hotels. La balade (payante) est fortement recommandée pourtant l'entrée du parc est à 600m, on va donc marcher.

On arrive sous une pluie accompagnée de rafales de vent, le parapluie se retourne et le manche commence à se plier mais c'est pas grave, les petites musiques guillerettes nous mettent de bonne humeur, on est à Disney ! Hier, on a pris le temps de faire un détour par le Disney Store de Shibuya afin d'acheter des tickets et ne pas avoir à faire la queue sur place. Finalement, ca ne servait pas à grand chose puisque tout le monde semble avoir fait pareil et rare sont ceux qui s'arrêtent aux guichets.

Première différence avec le parc parisien (que l'on connait quasi par coeur), il n'y a pas 5 lands mais 7, ca va nous faire des découvertes. On commence tout de même par un grand classique : Tomorrowland (connu sous le nom de Discoveryland en France). Notre première attraction est une inconnue pour nous : il s'agit de Monsters, Inc Ride & Go Seek. Armés d'une lampe de poche, on doit débusquer les logos "M" dans le décor, et à chaque fois qu'on en trouve un, il clignote. Rien d'exceptionnel mais on s'en amuse tout de même, en revanche on est décu, pas de comptage de points. Comment on sait qui a gagné ?

Puis, on embarque pour Star Tour. Nous ne sommes pas retourné dans son homologue parisien depuis sa récente mise à jour du coup cette version en 3D avec des scénarios qui changent est une prenière pour nous. C3PO est au commande (mais pourquoi donc ?!) et notre navette se fait intercepter par Kylo Ren, on s'enfuit avec l'aide du Falcon Millenium piloté par Finn, puis Poe nous demande d'aider la résistance et bien sur on le suit sans la moindre hésitation... que d'aventures ! C'était vraiment chouette, en plus on se dit que pour nous, ce nouveau Star Tour restera un souvenir lié à notre voyage au Japon et que l'on s'en rappelera à chacune de nos visites à Disneyland Paris.

On continue avec un passage par Toontown, land que l'on découvre pour l'occasion. L'ambiance est très sympa avec des décors très colorés. On monte sur Gadget's Go Coaster, un mini montagne russe qui est juste parfaite pour moi qui déteste les sensations fortes. On voudrait bien tester Roget Rabbit's Car Toon Spin mais le manège est fermé.

Pas grave, on retourne à Discoveryland et on embarque pour Buzz Lightyear's Astro Blaster qui est en tout point identique à la version parisienne. Il doit quand même y avoir un problème quelque part car je ressors avec le score le plus minable que je n'ai jamais fais, même Emilie a fait plus, ca ne lui était jamais arrivé de me battre !

On traverse ensuite Fantaisyland, c'est assez déroutant car il nous semble que tous les manèges sont là mais que quelqu'un s'est amusé à tout déplacer. Il y a une longue attente partout, on trace donc jusqu'à Critter Country, land qui n'existe pas en France. Tous en canoé, voici Beaver Brother Explorer Canoes. Les guides nous indiquent comment utiliser des rames (au cas où on ne sache pas ?) et on fait le tour de l'île de Tom Sawyer. Ca doit pas les faire marrer les cast members de pagayer toute la journée mais pour nous c'était un agréable moment surtout que le mauvais temps s'est fait la malle et nous a laissé avec un beau ciel ensoleillé.

Dernier arrêt de la matinée, Adventureland pour embarquer sur Pirates of the Caribean. La prenière bonne surprise c'est que la file d'attente se fait à l'extérieur, on est habitué à la faire dans un sous sol sombre. Deuxième bonne surprise, même si on reste dans la lignée de ce qu'on connait déjà, ici des allusions au film ont été rajouté, Jack Sparrow est même présent plusieurs fois dans le décor, le nom de cette attraction a enfin du sens !

Peu avant midi, il y a déjà de longues queues devant certains stands, on craint de galérer pour manger. On ne perd donc pas de temps pour aller demander une table chez Eastside Cafe. Ils sont complets pour les réservations mais on nous invite tout de même à patienter, il y a juste une famille devant nous et quelques minutes plus tard on est installé dedans et on commande nos pates. Le repas est bon et finalement pas si cher compte tenu du lieu, le rapport qualité prix est incontestablement meilleur qu'à Paris. En guise de dessert, je me laisse tenter par des pop corn au chocolat. Des petits stands en vendent un peu partout dans le parc, chacun propose une saveur différente et certains semblent très populaire à en juger par le nombre de personne prêt à patienter pour en avoir.

Après manger, on part vers Westernland (Frontierland chez nous) et on monte en "bateau" sur Tom Sawyer Island Raft. 30 secondes plus tard, on est sur l'île et on se balade. Bien sur, on ne manque pas de faire les imbéciles sur le pont suspendu et le pont flottant.

Enfin, retour à Fantaisyland pour une visite du Haunted Mansion et de It's a small world. Dans les deux cas, aucune réelle surprise même si j'avoue que l'absence de ces énormes araignées fluos ne me manquera pas à Paris. Toutefois, c'est appréciable ce petit rajout de personnages parmis les poupées d'It's small world (on a débusqué Stitch, Arielle, Tibon&Pumba, Pinocchio... et on a du en rater plein). Dernière attraction, une découverte : Pooh's Hunny Hunt. Je ne sais pas ce qu'ils ont avec Winnie l'Ourson ici, 1h30 d'attente pour ca ?! Heureusment qu'on a pu avoir des FastPass et y accéder immédiatement. Les décors sont certes jolis, ca ne casse pas trois pattes à un canard comme on dit.

Durant nos balades dans le parc, on croise plusieurs personnages. Le Capitaine Crochet et Mouche, ainsi que Dingo, le pendant féminin de Tic&Tac et Picsou. Les demoiselles font des signes de la main pour tenter d'attirer leur attention le temps d'une photo ou d'un autographe (je comprends pas). D'ailleurs, il faut également parler des autres visiteurs. Le public est majoritairement féminin, et ici, s'habiller de la même facon semble être normal. Les couples, les amis, les groupes de 10 personnes, tous sont vétus ou accessoirisés pareil. Cette pratique existe chez nous mais peu osent le faire. Là c'est un peu l'inverse, on fait parti des rares qui avont choisi de venir ensemble sans nous coordonner. La honte.

On termine par quelques boutiques, mais on est bien fatigué, on n'y reste pas longtemps. Emilie voudrait un petit gouter, devant chaque café ou patisseries, la queue semble interminable. C'est un problème qu'on avait jamais rencontré avant. Nouveau paquet de pop corn en poche, et on se dirige vers la sortie, cette journée fut bonne mais épuisante. Ca parait pas comme ca, mais on a quand même marché 14 km !

Certains trouveraient que c'est gaché de gaspiller une journée à Tokyo pour Disneyland mais c'était vraiment fun, et une expérience à faire vu le nombre de fois où on s'est rendu à Disneyland Paris. On repart tout de même étonnés par plusieurs points. Tout d'abord, nous n'avons croisé que très très très peu d'occidentaux. Ensuite, on s'attendait à être à l'aise ici niveau compréhension, c'est un lieu hautement touristique, dérivé d'un parc américain. Pourtant, quasi aucun panneau n'était rédigé en anglais (on se demande s'il n'y avait pas du japonais et du chinois mais on est pas sur), et ensuite, les cast members ne parlaient pas tous anglais, on pensait pourtant que ca aurait été requis. Une femme nous a même sorti un petit carnet avec des phrases en anglais rédigées en avance pour se faire comprendre. D'ailleurs, on commence à s'améliorer en matière de communication, on arrête d'essayer de faire des phrases, c'est plus simple pour tout le monde. Juste quelques mots les plus basiques possibles, des gestes, et la compréhension est bien plus efficace.

Jour 7

Nikko

Après 5 jours à Tokyo même, il serait temps de s'aventurer un peu plus loin !

Ce matin, Emilie a du mal à emerger après la journée chargée à Disneyland hier, je pars donc déjeuner tout seul tandis qu'elle se prépare tranquillement, puis on se retrouve pour prendre le train. Deux heures de trajet vers les montagnes et plus exactement la petite ville de Nikko.

On prend un petit train, environ l'équivalent d'un TER mais à réservation obligatoire. Ici, pas à se prendre la tête avec le sens de la marche ou les places à 4, tous les sièges sont pivotables donc on peut avoir la configuration que l'on veut. Et il y a tellement d'espace entre les rangées, c'est le grand luxe ! Tout au long du voyage, une personne passe avec un chariot pour proposer boisson et repas. On somnole un peu, et rapidement nous arrivons à destination.

Nikko n'a aucun intêret en soit, dès notre sortie de la gare on saute dans le bus qui est parfaitement synchro avec nous et 10 minutes plus tard, il nous dépose dans le parc national de Nikko. Le lieu est réputé pour ses temples et sanctuaires, classés au patrimoine de l'Unesco.

On commence par le sanctuaire de Toshogu. Il faut sans doute être un peu maso pour venir construire un temple, au sommet d'une montagne et qui plus est au milieu d'une foret mais on doit reconnaitre que le résultat est vraiment charmant. L'ensemble est très grand, composé de nombreux batiments. On regrette une nouvelle fois qu'une très petite partie des explications soient disponible en anglais, on a un peu la sensation de passer à côté de la visite mais on essaye au maximum de profiter de l'atmosphère du lieu (et ca implique de s'éloigner au maxmium de tous ces gens qui passent leur temps à renifler, à priori, l'utilisation de mouchoir ne fait pas partie des habitudes japonaises).

Après cette bonne découverte, on part à la recherche d'un repas. Si on a vu plusieurs restaurants pendant le trajet en bus, tous étaient en ville et là il n'y a pas grand chose à se mettre sous la dent. On fini néanmoins par croiser un petit supermarché et on se prend de quoi s'improviser un pique nique sur les tables disponibles à l'extérieur.

En début d'après-midi, on marche le long de la rivière Daiya-gawa. On apercoit le joli pont rouge appelé Shinkyo mais c'est dans l'autre sens que l'on part car on cherche le Kanmangafuchi Abyss. Ce petit sentier est bordé de Jizō, des petites statues Bouddhas ayant la réputation d'être des fantomes. Il parait qu'il est impossible d'en compter autant à l'aller et au retour. On a pas le courage de se lancer dans un inventaire mais la promenade est très agréable et les bonnets et bavoirs rouges dont les statuettes sont vêtus donnent un rendu un peu envoutant. Les beaux arbres, le bruit de la rivière... Il n'y a que peu de monde ici en comparaison avec le secteur où sont les temples, c'est un vrai régal.

Il est encore tôt, on enchaine donc avec la visite du sanctuaire Futarasan. Plus petit et discret que le précédent, l'ambiance "petites cabanes dans la forêt" est encore plus marquée. Les arbres qui nous entourent sont vraiment impressionnant, l'un d'eux est couché sur le sol, son tronc est presque aussi haut que nous.

On termine par un passage à proximité du pont Shinkyo apercu plus tôt.

Puis on retourne à la gare. On devait partir plus tard, mais tout ferme tôt, on est encore hors saison... On change donc notre billet de train pour le prochain.

De retour à Tokyo, le restaurant où on prévoyait d'aller n'est pas ouvert ce soir. Plan B : un restaurant coréen. Emilie prend un Sundubu Jjigae (sorte de ragout de tofu) et j'opte pour un classique, le Bibimbap. Tout est très goutu, même cette boisson pour laquelle on ne parvient à trancher si elle est bonne ou déguelasse. finalement c'était une bonne chose que notre premier choix soit fermé !

Jour 8

Aujourd'hui, c'est lessive ! C'est le revers de la médaille quand on part 3 semaines. Par chance, notre hotel propose 3 machines à laver, on en lance deux pendant qu'on file déjeuner, et on profite du temps de séchage pour faire les boutiques dans le quartier et ramener quelques souvenirs. Quel fou début de journée ! On se moque, mais en un sens ca fait du bien car ca fait 6 jours qu'on marche du matin au soir, en moyenne plus de 12km. C'est loin d'être dans notre routine à domicile.

Shinjuku

En début d'après-midi, on rejoint le quartier de Shinjuku où on avait déjà passé une soirée. On profite du beau temps pour se balader dans l'immense parc Shinjuku Goyen. On est pas trop synchro avec la nature. Les platanes et rosiers du jardin francais ne sont que des branches sans aucune feuille et pas le moindre bourgeon en vue, la pelouse du jardin anglais est jaune ocre tant elle est sèche... Un peu tristounet tout ca. Les jardins japonais sont vraiment beaux, sur les 1000 cerisiers, seulement 2 sont vraiment en fleur et attirent une forte concentration en touristes. Dans quelques semaines quand le printemps sera là, le lieu prendra sans doute une dimension magique. Malgré ca, on se contente de ce qu'on a, il fait beau, il fait chaud, le cadre est vraiment agréable et c'est déjà très bien !

Tokyo Skytree

Après une pause gouter, on file vers la Tokyo Skytree que l'on apercoit régulièrement au loin depuis notre arrivée. On hésite à monter mais finalement on s'abstient, le ciel au loin est couvert, et on est pas convaincu que la vue de Tokyo se mérite vraiment. On prend quand même le temps de se promener autour, outre les nombreuses boutiques il y a plein de petits jolis jardins décorés, et le design de cette tour qui nous laissait perplexe au départ a fini par nous séduire. À la nuit tombée, elle commence à s'illuminer et clignotter tandis qu'on rentre à pieds vers Asakusa.

Pour cette dernière soirée ici, ce sera sashimi et chirachi. Notre serveuse réalise qu'on est déjà venus, elle pense que c'est notre seconde visite mais elle est en réalité loin du compte puisque c'est notre 4ème ! Pour nous remercier de notre fidélité, elle nous offre un petit dessert : glace vanille et crème de haricot rouge. Simple mais très bon, le haricot rouge est très souvent utilisé dans les desserts japonais, c'est quelque chose dont on a pas l'habitude en France. Pourtant, la texture, et le gout dans une moindre mesure, rappellent un peu la pate de marrons.

Jour 9

Hakone

Il en faut du courage pour aller à Hakone ! Situé à moins de 100km de Tokyo, dans le parc national Fuji, nous avons du enchainer le métro, puis trois trains et enfin le funiculaire !

Mis bout à bout, le trajet ne prend "que" 2h30 (ce qui est quand même pas mal pour environ 80km) mais nous sommes partis avant 9h30 pour une arrivée vers 14h. Chaque changement fait perdre du temps (et encore plus pour les touristes comme nous qui ne savons pas où aller ni où acheter les billets). Le dernier train était d'une lenteur folle et a mis 45 minutes pour faire 8km. Outre le fait qu'il s'arrête trop souvent et trop longtemps, il roule sur une voie ferrée unique, et rentre donc en gare régulièrement pour laisser passer le train qui arrive en face avangt de refaire demi tour. Le funiculaire n'est pas mal dans son genre puisqu'il circule toutes les 20 minutes, il y avait tellement de monde et il semblait tellement lent qu'on a d'ailleurs décidé de finir à pieds malgré nos gros sacs et la forte montée.

Mais à force de courage et de persévérance nous avons fini par atteindre le ryokan où nous allons rester deux nuits. Il s'agit d'une auberge traditionnelle japonaise. Le sol est recouvert de tatamis. La pièce s'articule autour d'une table basse, entourée de cloisons coulissantes. Il n'y a pas de lit puisque nous allons dormir sur des futons, qui ne sont pas encore là et qui sont déroulés chaque soir par le personnel. Il y a des kimonos à disposition, Emilie aborde le sujet plutot sérieusement tandis que je fais le clown.

On dépose nos affaires, et on ressort aussitôt histoire de découvrir un peu le coin. On ne résiste pas à prendre le téléphérique jusqu'à Owakudani. Cette vallée volcanique est impressionnant, de la fumée sort du sol jaune, la forte odeur de souffre nous rappelle l'Islande. Avant, il était possible d'y randonner, mais depuis 2015 l'actvité volcanique est si forte que la zone a été interdite d'accès au public, les gazs qui en émanent étant nocif pour la santé. On prend ensuite un second téléphérique jusqu'au lac Ashi. Sur la route, on apercoit la silhouette du mont Fuji entre les nuages. Les transports vont s'arrêter dans une heure, on n'ira donc pas plus loin et on fait demi tour pour rentrer. On reviendra demain, se balader plus en profondeur et même faire une petite croisière, mais pour l'instant, il faut reprendre les deux téléphériques et le funiculaire... on a vraiment la sensation de n'avoir rien fait d'autre que des transports en commun de notre journée...

Il fait bien froid, pas de doute, on est bien à la montagne. On arrive gelé au ryokan mais ce n'est pas grave puisque, grave à toute l'activité géothermique du coin, celui ci est doté de onsens. Il s'agit de bains chauds dont la source est naturelle. On privatise celui qui est à l'extérieur, c'est quand même plus rigolo. On met nos maillots de bain, on attrappe une serviette et c'est parti ! L'employé que l'on croise dans les couloirs semble un peu choqué de nous voir si peu vêtus, et ce n'est qu'une fois arrivé au onsen que l'on apprend le fonctionnement des bains traditionnels japonais : il faut y venir tout habillé avec juste une serviette, puis se mettre tout nu, passer dans une première pièce pour prendre une douche assis (a priori c'est important de ne pas la prendre debout...) et enfin, rentrer dans le bain chaud ! On le saura pour la prochaine fois. L'eau est vraiment très chaude, si bien qu'il est difficile d'y rentrer au début. Avec un peu de temps, on fini par s'y faire, mais au bout de 15 ou 20 minutes, on en peut plus ! On sort de plus en plus de l'eau pour alterner le froid et le chaud, et on fini par abdiquer et sortir définitivement. De toute facon, il va bientot être l'heure de se préparer pour manger. En tout cas, on repart de là détendus.

On est attendu à 18h30 pour le repas. La plupart des gens ont mis les kimonos, Emilie est décue elle voulait mais n'a pas osé. 8 plats au programme : des sashimis, une fondue japonaise, du boeuf tellement tendre qu'il fond dans la bouche, du poisson cuit au sel, des tempuras, des nouilles... Le tout très raffiné, c'était excellent ! Et également assez ludique de chercher à comprendre comment manger tout ca, en particulier pour la fondue. Tous les touristes qui se jetaient des regards en coin pour espionner la table d'à côté et voir s'ils étaient sur la bonne piste ou pas.

Quand on revient à la chambre, nos lits sont prêts. Les oreillers croustillent, il y a un genre de surcouche avec des graines qui nous laisse perplexe. En tout cas, l'ambiance de l'auberge, les bains chauds, le bon repas et la chambre japonaise sont totalement dépaysantes et également relaxantes.

Jour 10

Hakone

Cette nuit sur nos futons moelleux, avec la grosse couette qui tient bien chaud, a été très reposante. Le petit déjeuner que l'on savait de style japonais, prend des allures folles. Lorsqu'on arrive, il y a déjà plusieurs petits plats sur la table qui nous attendent. Essentiellement du poisson cru et des salades. On trouvait déjà ca très bien, et pourtant la serveuse a du faire 3 aller/retour à la cuisine, avec son plateau, pour compléter avec de nombreux plats chauds ! Un vrai festin. On se lance, ne sachant pas où commencer. Certains plats, bien que nous paraissant totalement hors sujet à 8h30 du matin passent plutot bien, comme le riz, la soupe miso ou la petite salade d'on ne sait quoi avec sa sauce soja et sesame. En revanche, pour d'autres plats, c'un peu peu plus rude. La vinaigrette, les fruits marinés, ou même le maquereau, là entre le thé et le jus d'orange, alors qu'on emerge à peine, ca pique ! La même chose a midi aurait été un vrai régal. On est néanmoins fier d'avoir tout fini, surtout que la table d'à côté n'a mangé que les oeufs et le riz.

Bien lourds, on se lance dans notre sortie. Le funiculaire est passé juste devant nous, il faut péniblement attendre le suivant dans 20 minutes. Le voir remonter la rue si lentement est exaspérant. Ensuite on enchaine très vite les deux téléphériques, avec au loin le mont Fuji bien dégagé.

On arrive au lac Ashi juste avant le départ du bateau. Il s'agit d'un bateau pirate, on peine à voir le lien avec ce paysage japonais montagneux, mais soit. La traversée dure 25 minutes, je reste du le pont supérieur, scrutant le sommet des montagnes et l'appartition du mon Fuji (qui n'arrivera pas) tandis qu'Emilie se réfugie au chaud dans la cabine.

On descend du bateau à Hakonemachi, il est 11h30 et ce périple nous a paru bien long ! Il fait bien froid, on commence donc par une petite boisson chaude, puis on attaque les visites en commencant par le parc Onshi-Hakone-Koen dans lequel on ne fait que monter des marches pour en descendre autant quelques mètres plus loin. Bien qu'on rale, un peu d'exercice nous fait du bien. Le parc comprend divers point d'observations du mont Fuji au dessus du lac. Les nuages ont déjà commencés à s'entasser au sommet du volcan, bloquant partiellement la vue. On ne s'en offusque pas et on poursuit notre route. D'autres semblent bien décidés à attendre une éclaircie pour avoir la photo parfaite.

On rejoint Motohakone en passant par l'allée de vieux cèdres. Ces arbres qui ont plus de 400 ans ont été plantés pour protéger les voyageurs d'une ancienne route qui passait ici. Il en reste une section de 2km.

Motohakone pourrait être vraiment charmante avec ces deux toris rouges à chaque extrémité de la ville mais les bus qui s'entassent sur le bord de la route et les complexes touristiques gachent la chose.

On se contente de traverser la ville jusqu'au sanctuaire Hakone-jinja. D'un rouge vif, il contraste avec les couleurs de la foret dans lequel il se dresse ainsi qu'avec l'eau du lac tout proche, mais les nombreux travaux et touristes lui font perdre tout interêt.

On continue sur un petit sentier pavé, le long du lac. Quand le sentier termine sur la route, on se rend compte qu'on est pas loin du téléphérique qui va jusqu'au sommet du mont Komagatake, plus haute montagne de la région d'Hakone. On tente le coup même si le bus pour rentrer passe dans une demi heure... tout ca pour se faire refouler à l'entrée de la cabine car nos passes censés couvrir tous les transports ici ne les englobent pas. Pas grave, c'est un signe qu'il faut rentrer.

On prend le bus pour achever le tour du lac Ashi et regagner Gora. Il est 16h, on commence tout juste à avoir un petit creux. On a bien fait de ne pas trainer car on rentre pile pour notre réservation de onsen (en vrai, on a même un d'avance mais il n'y a personne donc on en profite pour commencer plus tôt). Il faut reconnaitre que Hakone en lui même nous laisse un sentiment un peu mitigé. C'est vraiment agréable d'avoir quitté la ville mais il est limite difficile de se sentir dans la nature ici tant la région est touristique. Les nombreux moyens de transports, tous très lents, rendent les visites frustrantes, alors qu'il y a énormément de choses à voir. On ose imaginer ce que ca donne le week-end ou en haute saison quand on voit qu'il y a déjà tant de monde. Heureuseument, la découverte du ryokan, ses onsens et ses repas gastronomiques efface tout ca et fait que nous avons passé deux très bonnes journées ici !

Jour 11

Quand on se reveille sur nos futons, l'idée d'un nouveau copieux petit déjeuner ne nous emballe pas du tout, on est pas vraiment sur d'avoir fini de digérer le repas de la veille... Il parait que l'appetit vient en mangeant, et on confirme le proverbe puisque finalenent on fini quasi tous nos plats.

On avait hésité à réserver un nouveau bain chaud, c'est pas plus mal d'avoir reporté la décision à plus tard car là, le ventre bien rempli, on a plus du tout envie de se prelasser dans une eau brulante.

On remballe toutes nos affaires dans nos sacs à dos, on se fait conduire à la gare de Gora et on reprend les deux petits trains jusqu'à Odawara. Le trajet d'une heure nous parait tout aussi lent qu'à l'aller. Aujourd'hui, on va rejoindre Kyoto et pour ca, fini les transports qui trainent, on embarque à bord du shinkansen. Équivalent du TGV francais, ce train grande vitesse est caractérisé par une locomotive très allongée, donnant l'impression d'avoir été dessiné pour aller encore plus vite. Il y a tellement d'espace entre chaque siège ! Et les dossiers peuvent vraiment s'incliner ! Ca va être rude de retrouver la SNCF dans quelques semaines...

Le temps de regarder quelques séries, et nous voilà arrivé à Kyoto ! Ca fait bizarre de revenir en ville après cette petite escapade au vert. Le bruit, les voitures, c'est dingue comme on peut vite s'habituer au calme. Après un petit moment de flottement on trouve le bus qui va nous déposer non loin de notre hotel. Il y a du monde, le voyage sera assez désagréable vu le volume que l'on transporte. Quand on descend du bus, il y a du monde partout, on espère que c'est juste l'effet du week-end et que le calme reviendra dès lundi.

L'hotel semble vraiment confortable, les chambres sont spacieuses, on a un petit coup de mou mais on se force à ressortir immédiatement. On tombe pile pendant un festival de lumière appelé Hanatouro qui a lieu à deux pas de là où on réside.

Kyoto

Kyoto, la ville aux 2000 temples... Notre première visite sera le Yasaka-jinja, grand sanctuaire populaire qui déborde de monde. Partout des gens, et un nombre incroyable de femme en tenue de geisha qui se font prendre en photo pendant des heures devant chaque batiment.

On s'éloigne du sentier principal pour un chemin plus tranquille qui nous emmene jusqu'au parc Maruyama.

Derrière, on débouche sur le Chion-in. Le temple va bientot fermer mais on s'incruste quand même et on a bien fait. Il est immense et le nombre de visiteurs se comptent sur une main. On profite de la sérénité du lieux.

Puis, on remonte jusqu'au Shōren-in. Ce temple de taille plus modeste ferme ses portes sous notre nez nais on peut toujours accéder à l'extérieur.

On redescend via les ruelles de Gion. Le coin a vraiment du charme mais il y a foule en ce samedi soir. On arrive jusqu'au sanctuaire Kiyomizu-dera et on a pas le courage d'aller plus loin.

On commence à bien sentir la fatigue et le fait de ne rien avoir mangé ou presque depuis ce matin ne doit pas aider. Mais, après ces repas, très bons, nais très exotiques pour nos palais rien qu'envisager manger japonais me donne la nausée. On tourne un bon moment sans rien trouver qui ne soit de la nourriture japonaise jusqu'à tomber sur un restaurant indien. On y entre. Dal de lentille, butter chicken et cheese naan, ca fait du bien ! Après avoir repris des forces, et s'être réchauffé, on retourne vers le temple Kodaji devant lequel on était passé un peu plus tôt. Il y a des illuminations spéciales. Sur la route, on croise plein de petites lanternes qui créent une ambiance très chaleureuse. Une haute pagode prend de belles dimensions dans la pénombre.

Le temple Kodaji n'est pas juste illuminé, il y a des animatiomns basées sur des jeux de lumière. On est habitué à ce que les temples fermes tôt, c'est donc très particulier d'être là dans l'obscurité. Depuis le hall principal, on assiste à un spectacle projeté sur le sable de la cours. D'autres jeux de lumière sont diffusés sur les murs des batiments les plus grands. On apprécie beaucoup également l'escalier qui traverse la petite forêt de bambou géants. Au loin, on apercoit la tête du grand bouddha du temple voisin.

Lorsqu'on sort du temple, on a vu sur Kyoto plongé dans le noir. Un cortège passe dans la rue en dessous, les gens portent tous des lanternes. Épuisés mais contents d'avoir pu assister à tout cela, on rentre se coucher.

Jour 12

Kyoto

On commence la journée par un petit déjeuner de taille raisonnable, ca faisait longtemps. Emilie prend le menu américain, je tente l'option japonaise, comme quoi, on y prend gout.

La pluie est déjà présente quand on sort mais on en tient pas compte et on prend le bus vers le Kinkaku-ji. Le bus n'est vraiment pas simple à appréhender, les indications sont minimales, pourtant il n'y a pas vraiment d'autre alternative puisque la ville de Kyoto compte uniquement deux lignes de métro. Le lancement est un peu chaotique mais on est parti ! Le temple est vraiment magnifique, quasi intégralement recouvert de feuilles d'or. Avec le lac en contrebas, les petits ilots et les jolis arbres c'est divin. Et finalement, la pluie apporte aussi une petite touche mélancolique qui va parfaitement avec le paysage. Le point noir c'est le monde. Le temple d'or est populaire, il est relativement tôt et déjà la foule est là. En plus de ca, personne ne semble soucieux des bonnes manières, on se fait bousculer sans arrêt. On fait un tour dans les jardins, puis on reprend le bus.

Arrêt suivant, le Ryoan-ji. Ce temple est connu pour le jardin zen dans lequel un inconnu a disposé 15 rochers. Personne ne sait qui, personne ne sait pourquoi, mais tout le monde vient voir ca. En bon mouton, on est là aussi, on ne comprend vraiment pas trop la réputation du lieu. Malgré ca, les autres jardins et les batiments du temple sont vraiment beaux, on passe donc un agréable moment, surtout que la pluie a cessé et que la foule ici est totalement raisonnable. Qaund la pluie reprend, on découvre un petit restaurant caché, il n'y a pas grand monde et on commence à avoir faim. Quand on entre, on découvre un nouveau concept : la serveuse nous indique qu'il faut passer commande via une machine, et qu'elle nous le servira ensuite. On ne comprend pas trop le but, puisqu'il y a des serveuses pourquoi automatiser le processus de commande ? On opte pour deux plats à base de yuba. Cette spécialité locale est parait-il faite à base de lait de soja. La peau du lait est récupérée après cuisson et la superposition de ces peaux donne du yuba. Dit comme ca, ca fait pas rêver, pourtant c'est vraiment bon. Surtout que le plat vient sous la forme d'un plateau accompagné d'un thé, d'une soupe miso et de petits condiments. On était perplexe en arrivant, on est très content en ressortant.

On reprend le bus jusqu'au Daitoku-ji. Il ne s'agit pas d'un temple mais d'un ensemble de temples qui forment un petit monde à part. La pluie s'est interrompue un peu plus tôt, ca nous fait une très bonne balade digestive. On n'entrera dans aucun des temples mais les petites ruelles et la vue sur les extérieurs et les jardins nous contentent.

Nouvelle balade en bus, cette fois jusqu'au chateau Nijo-jo. Loin de nos forteresses médiévales et autres palais royaux, ce chateau est néanmoins également abrité derrière des fortifications. L'extérieur des batiments rappelle beaucoup le style des temples, tandis qu'à l'intérieur se trouvent des peintures murales mettant en scène des animaux ou des paysages dans le but de démontrer la richesse des anciens chefs militaires et impressionner les visiteurs. La pluie continue de faire des va et vient tandis qu'on se balade dans les jardins, avant de dévoiler un grand ciel bleu.

On décide donc de marcher jusqu'à notre arrêt suivant : le marché de Nishiki. Immense marché alimentaire abrité, où on trouve un peu de tout. L'avancée est compliquée dans les allées étroites, on se laisse tenter par des mochis fraises et marrons. De l'autre côté, on débouche sur Teramachi. Il s'agit d'une longue rue commercante bordée de boutiques diverses et variées. À nouveau, les japonais démontrent que la météo est souvent mauvaise puisque la rue est couverte, et ca fait bien nos affaires. Il est 17h, cela fait 8h que l'on se promène dans le froid et l'humidité, on rentre donc à l'hôtel se réchauffer un peu avant la soirée. On passe pour ca par Pontocho Alley, une toute petite rue bordée de restaurants qui commencent à ouvrir, une adresse à noter pour nos futurs repas.

Un peu plus tard, on ressort pour manger des ramens. On est content de voir que c'est bien moins compliqué qu'à Tokyo, la plupart des menus sont traduits en anglais. A nouveau, il faut passer commande via une machine avant de s'assoir. A priori c'est la mode à Kyoto. Puis, on retourne vite se mettre au chaud à l'hotel !

Jour 13

Kyoto

On se réveille de notre grosse nuit de sommeil (on en avait bien besoin) sous un beau ciel bleu. Pas de pluie en vue, yay !

On découvre ce matin le métro de Kyoto. Certains trains ont des voitures première classe, très loin de l'inconfort du RER parisien. On se rend au pied du mont Inari où se trouve le sanctuaire Fushimi Inari taisha. Le lieu est connu pour ses milliers de toris qui englobent un chemin de 4km menant au sommet de la montagne. Sur les premières portions, il y a un peu de monde, mais lorsque l'on attaque la boucle finale qui va jusqu'au sommet, on trouve enfin un peu de tranquilité. Et il en faut pour profiter de cette balade très particulière. Autour de nous, c'est la forêt. Régulièrement, on croise des petits autels gardés par des statues de renards portant des chapeaux et bavoirs rouge. Le pic cumulmine à seulement 233m, mais ca fait un bon paquet de marches à monter, on est bien essouflé à l'arrivée ! La descente est bien plus facile, il faut juste être vigilent à ne pas rater une marche. La face arrière des toris est gravée, on pourrait croire à des messages spirituels mais pas du tout, il s'agit du nom de la personne ou de l'entreprise qui a financé le tori (ils coutent entre 1000 et 10000 euros chacun). On croise plein de chats durant la balade, le plus étrange étant les quelques échoppes présentes sur le trajet qui afficent la photo de tous ces félins...

Après cette bonne marche, on reprend le métro pour Tofukuji, et sur le chemin vert le temple, on s'installe dans un restaurant à burger. Emilie en prend un au wasabi, et je tente une sauce chocolat barbecue. C'est rigolo de manger des plats occidentaux avec des saveurs asiatiques. En dehors du steak un peu trop cuit, ils sont vraiment excellent, les produits sont de qualité et le pain est fait maison.

On débute l'après-midi par une balade dans les vastes jardins du temple Tofuku-ji. Il parait que la meilleure saison pour le visiter est l'automne afin de profiter des belles couleurs sur les feuilles des érables. Aujourd'hui, les érables sont plutot dénudés, mais le domaine reste très joli avec sa petite rivière et ses ponts.

Ensuite, on prend le bus vers Higashimaya. On voulait voir le temple Kiyomizu-dera mais le batiment principal est en travaux donc on se contente des extérieurs en compagnie de très nombreux touristes.

Il est encore tôt dans l'après-midi, et on a déjà bien marché ! On décide donc de faire une halte à l'hôtel tout proche pour se reposer une heure et pouvoir mieux profiter du reste de la journée. On rentre en passant par les petites ruelles de Gion qu'on espérait voir moins bondé que samedi dernier mais non, il y a toujours foule. Le nombre de jeunes asiatiques en tenue de geishas qui se prennent en photo est flippant. Les boutiques de location de kimono doivent prospérer ici.

En début de soirée, on se met à la recherche d'un bar ou restaurant. On marche vers Pontocho Alley où on avait vu plein de possibilité la veille. Même si les menus sont en anglais, trouver un plat sans viande est un vrai défi. Emilie voudrait bien remanger du yuba et justement, un des restaurants semble en proposer. Le serveur nous conseille une sorte de gratin, parait-il avec du riz et des champignons. En fait, il s'agit d'une sorte de gratin de pâtes avec 8 macaronis environ. Les autres tables autour semblent aussi avoir des portions ridiculeusement petites, pourtant le prix lui ne l'est pas. On s'abstient donc de commander autre chose, et en partant, on fonce au supermarché acheter de quoi finir de se remplir le ventre.

Jour 14

Kyoto

La journée débute plutôt tranquillement puisqu'on flane dans le marché de Teramachi et Nishiki. Bon nomnbre de boutiques sont encore fermée, il faut dire qu'il n'y a pas grand monde mais c'est très bien. En fin de matinée, on prend le bus vers le temple de Ginkaku. La visite se passe uniquement dans les jardins, le cadre est vraiment beau mais on ne comprend pas le surnom de temple d'argent...

Après la visite, on s'installe dans un petit restaurant pour manger. Il y a des tables basses, on mange assis en tailleur (pas facile quand on porte un jean un peu rigide). L'endroit ne paye pas de mine mais le repas est vraiment bon, ca nous change d'hier soir. On termine par une petite touche sucrée avec des brochettes de pate de riz au chocolat.

Ensuite, on se balade le long du chemin des philosophes. Le sentier au bord d'un petit canal, c'est mignon et très zen. Il y a vraiment peu de gens, ca change de certains temples !

De l'autre côté, on débouche sur le temple Nanzen-ji. On se promène dans l'enceinte où pour la première fois, on croise un aqueduc, et même des singes ! Il est possible de monter au sommet de la porte principale, on ne s'en prive pas. La vue sur la ville et le temple est vraiment sympa.

On rentre ensuite jusqu'à l'hôtel en marchant, peu de transport en commun aujourd'hui ! Sur notre route, on croise un nouvel endroit où les gens peuvent accrocher leurs prières afin qu'elles se réalisent. La plupart sont écrites en japonais, on ne sait donc pas les lire. Celles en anglais parlent essentiellement de bonheur, de bonne santé et de paix, mais quelqu'uns se montrent plus orignaux et nous font bien rire.

Après une pause, on ressort pour manger. Au menu : ramen et soupe udon curry !

Jour 15

Nara

C'est une journée importante, Emilie fête son anniversaire ! Pour l'occasion, on se rend à la gare de Kyoto, on achète les JR pass qui nous permettront de voyager en illimité jusqu'à la fin du séjour et on saute dans le prochain train pour Nara. Situé à 45 minutes de Kyoto, la ville de Nara a la particularité d'avoir tout un tas de daims qui y vivent en liberté !

De la gare jusqu'au parc de Nara, on passe par une longue avenue commercante, on file sans trop s'atarder sur ce qui nous en entoure, on verra ca au retour. Dès nos premiers pas dans le parc, on constate bien évidemment la profusion de daims qui surveillent et reniflent les touristes à la recherche de nourriture. De nombreux stands vendent des petits biscuits pour les animaux, qui bien sur attendent devant l'arrivée du prochain touriste qui va en acheter. On ne sait pas ce qu'ils y mettent, mais les daims en raffolent pourtant ils n'ont pas l'air de manquer si on en juge par leur petit ventre. Certains se font avoir et après avoir donné un biscuit à un animal se retrouvent encerclés par toute une bande, on les voit alors jeter les gateaux derrière eux pour tenter de créer une diversion et s'enfuir en courant. D'autres en jouent et s'amuser à essayer de dresser les daims (qui semblent avoir compris que mimer les humains leur rapporte plus à manger) ou à les faire courir pour attraper quelques morceaux de friandises. Malgré les panneaux qui rappellent que les daims sont des animaux sauvages qui pourraient devenir violent, tout se passe sans heurt (on constate tout de même quelques écharpes ou sacs qui se font croquer).

On traverse le parc vers Todai-ji, temple impressionnant par ses dimensions (45 mètres de haut, il parait que c'est la plus grande construction en bois au monde) et ce n'est qu'une fois dedans que l'on comprend le pourquoi de la chose. Il abrite en effet une statue de Bouddha géante qui s'élèvent sur plus de 15 mètres et qui est elle même erigée en hauteur. Il y a de nombreux groupes de touristes qui rendent les déplacements difficiles mais cela vaut quand même le coup, c'est pas tout les jours que l'on voit ca !

On se pose pour manger un peu plus loin. Soupe de pâtes pour moi, donburi pour Emilie, on ne change pas les bonnes habitudes.

Le ventre plein, on monte jusqu'au temple Nigatsu-do qui offre un panorama en hauteur sur le parc. La végétation étant dense, l'ampleur du Todai-ji se distingue mal.

De l'autre côté du parc, on découvre le vaste sanctuaire Kasuga-taisha et ses très nombreuses lanternes. Les daims s'y baladent tranquillement, ajoutant encore un peu de caractère au cadre.

En milieu d'après-midi, avant de sortir du parc, on traverse le temple Kofuku-ji pour contempler de plus près sa pagode.

Sur le retour vers la gare, on fait quelques boutiques sur l'avenue empruntée un peu plus tôt, et surtout, on fait halte dans une salle de jeu d'arcade. Il n'y a pas besoin de jouer très longtemps pour s'amuser, il n'y a pas à dire, on ne s'en lasse pas.

Finalement, on reprend le train vers Kyoto. Avant de rentrer se reposer, Emilie a envie de gouter du saké depuis le début du voyage, c'est l'occasion... mais comme je m'en doutais, on est plutôt décus et on se force à terminer nos verres.

Ce fût une belle journée bien remplie ! En plus de ca, on a eu une superbe météo printanière, il faisait beau et chaud, on a été à deux doigts de se balader en tshirt !

Jour 16

Kyoto

La matinée est consacrée à... la lessive ! Youhou ! Il n'y a pas de laverie dans notre hotel mais celle qu'on nous a conseillé à 10 minutes de marche est efficace et en 1h30 on ressort avec tout notre linge propre, nous voilà parés jusqu'à la fin du séjour.

Vers midi, on se met en route en commencant bien sûr par le repas, qu'on conclu par une bonne glace thé vert et vanille.

Ensuite, on prend le métro pour rejoindre Arachiyama. Quartier nord ouest de la ville, il abrite plusieurs temples (original hein !) ainsi que la bambouseraie. Côté temple, on a notre dose, donc on prévoit de se focaliser sur les bambous.

Avant ca, petit détour par la forêt des kimonos. Dans la gare de Randen, de nombreux poteaux cylindriques ornés de tissus de kimono sont disposés. C'est une oeuvre d'art assez originale, surtout au bord d'une voie ferrée.

Ensuite, on passe par une avenue commercante noire de monde, la remontée est assez difficile et surtout très désagréable. La bambouseraie n'est pas vraiment mieux, des groupes de touristes aux pousse-pousse, c'est compliqué parfois de se frayer chemin et encore plus d'essayer de faire une photo. Au final, la bambouseraie s'étale le long d'une allée de 500 mètres environ... très honnêtement, passez plutôt par Anduze si vous voulez voir du bambou, il y a moins de monde et le parc est bien plus vaste !

Pour le chemin retour, on évite la grosse avenue, et on prend les petites rues adjacentes. Elles n'ont rien d'exceptionnel, mais c'est agréable de se balader au milieu des habitations, dans une version un peu moins touristique du Japon.

Avant de rentrer, on fait une bonne balade dans le parc d'Arachiyama, le long de la rivière Hozu. De nombreux japonais y font leur sport. On croise multitude de cyclistes ou coureurs, et même des équipes de baseball qui s'entrainent.

Ce soir, nous devons refaire les bagages car demain matin on quitte Kyoto. Si la ville a énormément de charme et recèle de beaux coins qui méritent le détour, elle est également envahit de touristes. Quand on se dit qu'on a la chance d'être là hors saison, on n'ose imaginer l'horreur que cela doit être en plein hanami ou durant la golden week...

Jour 17

Après le petit-déjeuner, on met nos gros sacs sur notre dos, et on prend le bus vers la gare de Kyoto. C'est assez spécial les trains japonais. À la différence de chez nous, où les tarifs sont relativement bas plusieurs mois en avance puis explosent plus le départ se rapproche, ici le prix est stable. Chaque train est équipé de wagons qui sont réservables et d'autres (moins chers) où c'est premier arrivé premier servis et où vous pouvez donc voyager debout s'il y a du monde. Comme on a envie d'un minimum de confort, on fait la queue au guichet pour réserver nos places assises. C'est assez hallucinant le nombre de trains qui circulent. Sur le ligne Tokyo - Hataka, il y a un départ de shinkansen toutes les 10 à 15 minutes !

On prend un premier train (décoré Hello Kitty) jusqu'à Osaka et de là, un shinkansen jusqu'à Hiroshima.

Hiroshima

À notre arrivée, on a un petit creux, mais comme on a déjà grignotté dans le train, pas assez faim pour un vrai repas. Qu'à cela ne tienne, voilà enfin l'occasion de gouter ce sandwich à la fraise qui nous semble si chelou ! C'est assez spécial, le pain est bon, la crème est bonne, les fraises sont bonnes mais on est toujours pas convaincu que l'ensemble fonctionne...

Ensuite, on part visiter le parc du mémorial de la paix. On passe tout d'abord devant le dome de la bombe atomique. Ce batiment fut un des seuls proche de l'épicentre à être resté debout après l'explosion. Ses ruines ont été préservées en guise de symbole. Des gravas l'entourent.

Un peu plus loin, on croise le monument de la paix des enfants, érigé en l'honneur d'une petite fille décédée d'une leucémie suite aux radiations. Elle avait entrepris le pliage de 1000 grues en papiers dans l'espoir que sa vie soit épargnée. Elle est morte avant d'y parvenir, mais les enfants de nombreuses écoles japonaises ont terminé pour elle, et toutes les petites grues en papier sont rassemblées ici.

Ensuite se trouve la flamme de la paix qui continuera de bruler tant qu'il continuera d'exister des armes nucléaires.

À côté, le mémorial national de la paix dédié aux victimes de la bombe atomique. Il faut remonter une spirale comme on pourrait remonter le temps pour parvenir dans une salle où est dessiné sur les murs ce qu'il restait de la ville après la bombe. Les visiteurs sont invités à se recueillir et surtout se souvenir. Dans la salle qui suit, le nom et la photo des victimes défilent sur des écrans tandis que l'on a accès aux archives pour rechercher des informations sur tous ceux qui ont péris.

On termine par le musée du mémorial de la paix qui retrace la course à l'arme nucléaire, le contexte de la guerre du pacifique et les conséquences immédiates ainsi que sur le plus long terme des deux bombes... malgré son passé, Hiroshima est devenu un symbole de paix et cherche avant tout à décrire l'inhumanité de ces armes et appeler au désarmement.

On est très silencieux durant toute cette balade, cachés derrières nos lunettes de soleil, l'ambiance est solennelle et on subit l'histoire de ce lieu.

En milieu d'après-midi, on rejoint l'hôtel où on va rester pour deux nuits. On repose nos pieds un petit moment, puis on ressort se changer les idées. On tombe sur un pub irlandais, quelques pintes de bière accompagnées de nachos nous font le plus grand bien. C'est marrant de trouver si loin de chez nous, un bar qui n'est pas non plus de chez nous mais qui pourtant nous rappelle la maison.

Pour conclure cette journée, ce sera okonomiyaki. Il s'agit d'un plat composé de deux crêpes entre lesquelles on fait cuire du choux et puis selon les envies d'autres légumes, de la viande ou des fruits de mer. On s'installe autour d'une plaque chauffante, et tout est cuisiné devant nous. Cette spécialité locale est très complète, plutot copieuse mais surtout très bonne.

Jour 18

Miyajima

Aujourd'hui, on prend le ferry pour l'île Miyajima située dans la baie d'Hiroshima ! La traversée est très rapide, à peine 10 minutes et nous voilà débarqué. Dès notre arrivée, on est séduit par cette île. Il faut dire que même de loin, avec sa dense végétation, elle faisait déjà envie. Miyajima est une île sacrée. Ici, on célèbre la déesse de la mer, la déesse de la fortune et de l'accomplissement, mais également, la déesse de... la sécurité routière. Et oui !

On commence par se balader dans les petites rues. De nombreux commerces sont présenst à destination des nombreux touristes. Rapidement, on tombe sur un stand qui vend des Momiji Manju. Ce sont des petits gateaux en forme de feuille d'érable, fourrés à tout un tas de choses. J'en prend un au fromage, c'est pas mauvais mais ca n'a rien de transcendant. L'autre spécialité du coin, c'est l'huitre grillée, il parait qu'elles sont particulièrement bonnes ici mais ca ne nous emballe pas. En revanche, on dirait pas non à un café bien chaud pour se réchauffer et se réveiller.

La marée est haute, quasi à son maximum, le beau torii flottant impressionne au milieu des eaux. Derrière lui, le temple Itsukushima construit sur pilotis. Il faut également noter la présence d'une grande pagode sur 5 étages à côté. Les touristes s'entassent dans ce coin de l'île, formant une grande file d'attente pour rentrer dans le temple. On prend la tangente pour rejoindre le parc Momijidani où on a la suprise de rencontrer plusieurs daims en liberté. Le parc est vraiment joli avec sa rivière et ses petits ponts.

Mais si on est là, c'est avant tout pour prendre le téléphérique et grimper sur le mont Misen ! La montée ne se fait que sur 2,5 km mais il y a un dénivelé de 535 mètres, autant dire que la pente est raide. Comme on a envie de garder des forces et aussi de profiter de la vue que l'on aurait pas en marchant dans la forêt, on s'installe dans la cabine et on se laisse transporter. La baie est assez couverte à cause de la mauvaise météo, mais ca vaut quand même le coup. On nous dépose à la station d'observation Shishi-iwa, en dessous du sommet. Avant d'attaquer les 30 minutes de marche nécessaire pour achever l'ascension, on s'installe dans le restaurant de la station. Udon curry, devant le panorama.

En guise de petite marche digestive, un sentier de 700 mètres, parsemé de petits temples, jusqu'au sommet qui lui est 100 mètres au dessus. On prend quelques goutes sur le chemin, la météo est farceuse aujourd'hui, un coup c'est grand soleil on meurt de chaud, puis des rafales qui nous gèlent et enfin la pluie... manquerait juste un peu de neige pour se faire les 4 saisons en moins d'une heure. On est accompagné de petites statues au look très actuel.

Tout en haut, la vue est vraiment spectaculaire !

On en profite un bon moment, et puis, on commence la descente, via un immense escalier. Il parait qu'il y a 2000 marches, on ne les a pas compté, mais on était bien content quand on a eu fini ! C'est moins cardio que la montée (qu'on a définitivement eu raison de faire en téléphérique), mais ca fait bien travailler les jambes et les articulations. En plus de ca, partout des affiches indiquaient la présence de grosses vipères venimeuse, on tapait donc fort des pieds pour faire du bruit et indiquer notre arrivée. Ce serait con de se faire mordre juste parce qu'on surprend un serpent.

En bas, les ferrys ont continué de déverser leur flot de visiteurs. La mer s'est retirée, les gens profitent de la marée basse pour rejoindre le torii à pied. Il a bien moins fière allure maintenant que ces pieds plein de vases sont visibles, avec les centaines de personnes qui se baladent autour. On revient tranquillement vers le port tout en goutant d'autres Momiji Manju : haricot rouge, sakura, chocolat, sponge cake (c'est peut être pas exceptionnel, mais c'est pas mauvais non plus, et faut bien expérimenter d'autres parfums !)

Cette excursion était vraiment super. On a adoré le charme de Miyajima, c'est sans doute le coup de coeur de notre voyage.

On fini la journée devant de nouveaux okonomiyaki. J'en ai pris un aux oignons verts, je pensais que ce serait en plus du reste mais en fait ca remplace le choux ET les pâtes. Je me retrouve donc devant une galette toute plate. Moi qui pemnsais avoir eu les yeux plus gros que le ventre en commandant également des gyozas, finalement j'ai bien fais !

Jour 19

Osaka

Ce matin, on prend le train depuis Hiroshima vers Osaka. Ce étape amorce la fin de notre voyage puisque c'est d'Osaka que nous allons nous envoler dans quelques jours. C'est l'occasion de faire un petit bilan sur les différences que l'on a constaté ici. Certaines nous ont choqué, d'autres nous ont amusé mais toutes nous ont surpris !

Cette liste déjà bien (trop) longue ne doit pas être exhaustive, mais, revenons en à notre journée !

Quand on est arrivé à la gare d'Hiroshima les 5 prochains shinkansens étaient déjà complets. On a du attendre le 6ème et ce n'était pas bien grave puisqu'il passait 40 minutes plus tard. Étonnament, notre wagon était quasi vide... Sur les coups de midi, nous étions à Osaka. On a déposé nos sacs à l'hotel (après avoir galéré à le trouver car son nom est écrit en japonais uniquement) et marché jusqu'au gymnase où avait lieu la finale du tournois de sumo d'Osaka. Le gymnase est un batiment assez standard avec peu d'indication mais il était facile à repérer vu la quantité de sumotorti aux alentours. Avant de s'installer, on a fait un tour chez McDo (histoire de rester dans le thème ;)).

Notre entrée dans le gymnase s'est faite sous les acclamations et les flashs. En effet, des nombreuses personnes attendaient l'arrivée des sportifs et on a débarqué juste avant ce qui semble être un champion très apprécié. La sécurité est intervenue pour nous parquer sur le côté avec tous les fans alors qu'on cherchait juste où retirer nos billets. Trouver nos places n'a pas été une mince affaire avec notre ticket tout en japonais et les panneaux également en japonais. On essayait de faire correspondre les symboles (comme dams les parties de memory de notre enfance) quand on est venu nous aider et nous accompagner jusqu'à nos sièges.

La journée de tournois commencait à 9h, et vers 13h30, il n'y avait pas grand monde dans les gradins. Juste après qu'on soit installé, les joueurs de la seconde division ont été présenté à un public peu enthousiaste, et on a pu découvrir tous les rituels des combats. Le cérémonial est une part très importante. Les adversaires sont annoncés (leurs noms sont chantés), puis ils entrent dans le dohyō (l'arène), se saluent, font une sorte de petite chorégraphie, sortent du dohyō se raffraichir tout en se mettant des claques partout sur le corps et reviennent sur le dohyō en jetant du sel (durant tout ceci, il y a des drapeaux de sponsors qui circulent autour de l'arène). Enfin, ils se rentrent dedans.

Toute la partie aller/retour entre le dohyō, rafraichissement, jet de sel peut avoir lieu plusieurs fois à la suite. On doit avouer qu'on a pas trop comrpis mais cela semble faire partie d'une sorte de bluff ou préparation mentale avant le combat. Le public y réagissait souvent avec des rires ou des wahous. Il peut également y avoir des "faux dáparts" et tout le rituel est recommencé.

La partie combat en elle même est très très très brève. La plupart duraient une paire de secondes à peine. Pourtant, le choc initial entre les deux adversaires et tous les coups qu'ils se mettaient semblaient bien rudes à encaisser. On était loin, et on entendait parfaitement le bruit des coups et des corps qui s'entrechoquaient. Il vaut mieux éviter les premiers rangs car il n'est pas rare qu'un des lutteurs finisse par voler hors de l'arène et atterrisse sur les gens... Ils font en moyenne 160 kg. Le perdant repart rapidement, tandis que le gagnant reste un peu plus longtemps afin que l'arbitre lui remette son prix.

Il y a également quelques cérémonies et chorégraphies avant les combats ainsi qu'après l'entracte. Sans doute une facon de sacraliser l'arène ?

On a appris durant cette journée que la femme est interdite dans le dohyō (il parait que comme elle saigne, elle est impure). Il y a quelques années, un des hommes présents dans le dohyō a fait un AVC. Une femme a voulu intervenir pour le secourir. Par chance, elle a été interceptée avant de commettre un sacrilège irréparable ! La légende de raconte pas ce qu'est devenue la personne ayant eu une attaque.

On pensait rester juste un peu et être vite lassé, mais on se fait prendre au jeu et on reste là jusqu'au dernier combat à plus de 18h. Il faut dire que le niveau et l'ambiance ne font que monter. Vers 15h30 ce sont les combattants de première division qui prennent le relais. Les deux derniers à passer sont les deux seuls yokozuna au monde (le plus haut rang que peut atteindre un lutteur). Ce sera de très loin l'échange le plus violent et le plus long. Hakuho en ressort vainqueur sous les applaudissenents du public. 15 victoires et aucune défaite durant ce tournois.